Pendant le weekend

Vingt et un cinquante deux (II)

 

 

L’inanité de toutes choses c’est terrible, au déjeuner on évoquait des gens qu’on avait connus, il y a de cela peut-être trente ou quarante ans, qu’on avait revus, et sait-on ce qui reste de nous dans l’esprit d’autres qu’on a côtoyés ? dont on était assez proche, assez ami, assez semblable pourtant ? Non, l’image qui en reste est floue, on ne s’en souvient plus, à peine, cette visite dans l’appartement de la rue Titon, et puis le temps s’en allé

il me semblait, j’avais à l’esprit pourtant quelque chose comme de la sympathie, mais non, j’ai discuté avec mon frangin de ceci de cela, au Wepler, il me racontait un livre qu’il avait lu, des baleines il me semble bien, je n’ai pas oublié, mais c’est que je suis à Venise

le temps va passer, il me reste quelques jours de travail, puis c’en sera fini aussi, on verra bien, je revenais un peu plus tard

ce sont les jours les plus longs qui s’annoncent, la période préférée de l’année, terrasse schpritz (campari hein) chips, rires et fumées

mais non, je ne fume plus, non, le paquet était rouge et blanc, je ne sais plus exactement la marque – à présent ces choses-là ont disparu, les mêmes images désolantes enlaidissent tous les paquets, quelque chose qui malgré nous -ou même contre nous – veut faire notre bonheur, ce pouvoir que prend l’Etat, bientôt on en change, ou bien non ? – au ciel passent les aéronefs, et les fleurs aux arbres s’illuminent

je passe ce chemin-là, puis un autre, je change de métro une fois, deux fois, je marche, je marche encore, je vais ici à Clichy, là à Saint-Mandé (carpaccio de boeuf salade chardonnay : encore merci…), je reviens je retourne Sentier, descendre, le monde, ces jeunes gens qui devant un établissement de la rue du 4 Septembre poireautent – je vais chercher la photo, je la pose

(ah non, c’est rue Réaumur – la photo date de septembre 16, à peine six mois, l’établissement n’était pas encore une coqueluche, mais c’est arrivé : des milliers de bouteilles en vitrine, pléthore et consommable, c’est à pleurer) est-ce qu’on peut comprendre ça, pour aller boire un verre? je ne crois pas

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2 Comments

    Beau reflet aquatique final…

    Les grues n’ont pas encore commencé leur migration ?

    Je repense à un paquet de cigarettes, j’en ai rêvé l’autre nuit » : Craven « A », rouge, joli logo…

    … et pas de photo de poumons attaqués, ni de « Fumer tue » : État hypocrite et cynique -pourquoi en vendre, alors ?

    Voter pour un candidat de droite : fume, c’est du belge !

  • @Dominique Hasselmann : oui ce paquet oui, (mais ce n’était pas ça, c’était rothmann rouge – précédemment peter stuyvesant doré à 11.80 frs – je m’en souviens – mais ce paquet-là, oui). Non on va voter Mélenchon aux deux tours… :°)) avec toute mon amicale pensée…

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