Pendant le weekend

La petite fabrique du livre #2

 

La petite fabrique du livre s’intéresse au chaînon principal de l’existence de cette production de l’industrie culturelle qu’est, depuis qu’il existe, le livre : il s’agit de l’auteur. Certes il en est autant que d’exemples, chacun dispose de sa personnalité, de son style, son vocabulaire lexique syntaxe dictionnaire, toutes choses personnelles sinon particulières. Il en est deux dans le collectif l’aiR Nu  (Anne Savelli et Joachim Séné – mais au vrai nous le sommes (Mathilde Roux et moi-même, plus ou moins) tous les quatre) et des entretiens ont été réalisés auprès d’eux au cours des années passées, repris sur d’autres supports que la radio numérique qu’on alimente ici.

L’entretien proposé ici a été réalisé avec un ami d’amis. Il s’agit de Frédéric Ciriez, âgé d’une quarantaine d’années, qui a eu la grande gentillesse de nous donner quelques éclairages sur sa façon d’envisager son métier.

L’auteur en question n’aime pas, comme on l’entendra, le sobriquet, l’intitulé, la catégorie, il s’en explique d’ailleurs (mais les explications ne disent jamais tout); on écoutera des développements sur sa présence au monde littéraire, les prolégomènes, les réussites, les tentatives, les possibilités et les divagations. Ce qu’on veut ici tenter de mettre au jour et d’éclaircir, ce sont les conditions sociales d’existence de ces métiers : celui d’auteur – il préfère « écrivain » – comme tous les autres, élaborés sous forme d’entretiens : si le libraire – le premier article -représente la dernière étape de la mise au monde de l’objet livre, l’auteur en serait le -ou l’un des, dans le cas de la commande – premier(s).

Elucidations des conditions d’existence qui passent par un nécessaire retour sur soi, sa propre histoire, les emplois occupés, les diverses exigences, rencontres, et aussi, peut-être surtout, les divers dispositifs mis en place pour cette existence, précaire s’il en est, difficultueuse, artistique sans doute mais solitaire, souvent, et peu reconnue dans le monde sociale puisque peu de ceux qui exercent le métier peuvent se permettre et se targuer d’en vivre. Paradoxe certain puisqu’ils en sont les premiers instigateurs…

Comme on voit, il publie chez Verticales (qui est une maison « label autonome d’une grande maison » -d’abord le Seuil, de nos jours Gallimard), mais a commencé comme on l’entendra dans la presse régionale, dans la ville de Paimpol.

J’ai cherché quelques vues de cette ville (que je connais un peu, sur le chemin de l’île de Bréhat), j’ai trouvé ceci (qui ne compte pas dans l’Invent’hair du notulographe – abonnement sur demande par mail – dont les statuts sont extrêmement contraints en ce qui concerne la présence de l’opérateur sur les lieux mêmes des salons) qui représente un peu notre entrevue

qu’on écoutera, sur L’aiR Nu, scindée en six chapitres dont voici le sommaire :

  • les débuts dans la vie (littéraire) : 6 mn 25
  • le premier roman (le prototype); le livre le lecteur; le monde de l’édition : 6 mn 15
  • la technique au service du feeling; le deuxième livre et les suivants; un peu de numérique : 4 mn 55
  • En vivre ? C’est quoi un roman ? Les librairies de sa jeunesse : 4 mn 50
  • La littérature crée de vraies étrangetés; le feuilleton du Grand Paris : 4 mn 19

Illustration (due à Bruno Collet) du feuilleton écrit par Fred Ciriez

« Les mystères du Grand Paris » dont on peut lire l’entièreté des épisodes (15) sur le site

  • De la difficulté d’être présent et absent au monde : 4 mn 09

Illustration représentant Miss GrandParis (Bruno Collet)

On vous en souhaite une bonne écoute (et tous les remerciements de l’aiR Nu à Frédéric Ciriez) (et mes excuses pour cette mise en ondes un peu tardive – l’entretien a eu lieu en janvier) (Merci encore, Fred, et surtout bonne santé et de nombreux livres à venir…)

 

 

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