Pendant le weekend

Trente et un (c’est exprès) cent vingt trois (an II)

 

 

la loi impose de laisser au garage (de 8 à 20h certes) les véhicules qui datent d’avant 1998 – je crois – pour les diesel : OSEF vu qu’on avance à l’essence – , 1997 pour les autres – voilà – et établit par la grâce de la précaution que ces véhicules-là sont « les plus polluants ». Je ne suis pas sûr que cette obligation municipale ne soit pas anticonstitutionnelle mais ici on a affaire il me semble à ce qu’on appelait en d’autres temps des khmers verts (je crois, d’ailleurs, que comme le nouveau nommé au perchoir, parjure et fier de l’être, l’édile a soutenu micron toute honte bue : nausée rance de l’ex-parti, les rats quittent le navire), comme c’était repos j’ai marché, monté la rue pris à droite

croisé le bazar de la rue des Pyrénées, cherché un peu partout le livre « Genove » de Benoît Vincent (au nouvel attila je crois) sans le trouver, on m’a cependant proposé le catalogue de la pléiade « on n’a pas tout ici » c’est gentil, j’ai vu cette affreuse chose qui est du ministère de la guerre, je crois, ou de la police

pris par la rue de la Plaine

au café on annonçait la mort de Simone Veil, 89 ans, je me souviens d’avoir offert et lu son auto-biographie, magnifique, un poing sur le coeur je suis passé par l’Utopie une nouvelle librairie en haut du faubourg, me suis énervé fortement quand un appel téléphonique du boulot m’a informé de disposition absconse malhonnête et déloyale, ai continué sur le faubourg sacrifiant aux séries

ici Cinar, là optique (le type – ou la fille – à droite cadre casqué vélo – on devrait obliger les gens à faire du vélo comme on les oblige à porter des casques; les obliger aussi à prendre soin de leur santé (à cette fin, la privatisation de la sécurité sociale sera au programme de cette législature, probablement); les forcer à s’alimenter correctement – ne pas boire d’alcool, ne pas fumer de cigarette, ni d’autres substances, ne pas ne pas ne pas; et aussi à penser comme le veut la norme; on devrait instituer un ministère de la précaution, du plan et de la normalisation; qu’attendent ces gens si prompts à interdire pour le bien de tous ? Ainsi, petit à petit irait-on vers des lendemains soyeux, chantants, verts probablement lumineux : bienvenue dans le monde de demain (à bas bruit, la bête immonde prend de l’ampleur, on ne la voit pas encore, pas vraiment, mais elle est là : on commencera par le travail à 1 ou 2 euro l’heure – comme chez nos si charmants voisins allemands, merci Angela – cet été on planchera, puis on continuera, esclavage pas mort – et encore jusqu’où ? Les plus riches le sont de plus en plus, aux commandes on dispose aujourd’hui de tout le nécessaire…) (on mélange tout, pas vrai ? oui, c’est l’esprit du temps)

croisé cette cour où les trois autos garées sont interdites de circulation – entendu dire que l’ignoble fille du borgne était mise en examen – je me demande ce que devient nano 1 tiens, à ce sujet –

ai encore une fois maudit l’édile et sa politique de classe (pour ce que ça sert…) et j’ai marché jusque la Bastille, pris le boulevard, suis remonté encore par ici

et retour au bercail.

Au cinéma « Ava » (Léa Mysius, 2017) (aussi scénariste du dernier Despléchin) lourd, assez grossier, mais prometteur premier film quand même.

 

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3 Comments

    Il est étonnant qu’il n’y ait pas des flics en permanence (il est vrai qu’il n’y a pas encore de policee municipale à Paris) pour empêcher ou prendre sur le fait les grafeurs qui laissent des traces comme sur la dernière photo !

    Hier soir au ciné, pub parmi d’autres : « Ne pas manger ni sucré ni salé… » : il serait plus simple d’interdire carrément de s’alimenter, de boire, de fumer (mais ça rapporte gros à l’Etat), de rouler en voiture, etc.

    La société de l’interdiction est « en marche » : tu as raison, un ministère chargé uniquement de toute cette batterie de restrictions – ministère de la Prohibition – est indispensable.

    Heureusement, il nous reste des artistes, des créateurs (pour combien de temps encore ?) pour dépasser les bornes, les limites et jouer avec l’imagination : comme dans le dernier film si beau, « Visages, villages », de notre cinéaste adorée, A.V. avec J.R.

  • pour Genove le commander directement au nouvel Attila (ou le faire par l’intermédiaire de son libraire si on veut le bien de celui-ci)

  • « Visages, villages » merveilleux film, bien d’accord Dominique, et si tendre.

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