Pendant le weekend

Dix onze neuf cinq cent cinquante neuf cinq cent soixante

 

il y a avait ici quelques séries Oublier Paris, Sur le bureau, Carnet de voyage(s) et le journal les a toutes plus ou moins plutôt plus phagocytées – on s’en fout un peu, mais ça a quelque chose qui aurait à voir avec le manque de constance – d’autres sont apparues, tu me diras comme celle des Bulgares

qui a tendance à vouloir oeuvrer contre le gâchis, uniforme, ressenti en ville. Il y a l’alimentation générale, la restauration gréko-turk, il y a d’autres choses (comme l’atelier d’écriture d’été) qui tentent d’avancer, mais plus le temps passe (et il passe : l’ami DP vient de taper soixante six…), plus il m’apparaît certain que ce ne sera pas par l’écriture que les choses iront (je veux dire mieux). Tant pis, j’ai froid, j’ai mal aux genoux, aux coudes, la dernière fois je suis allé chez le Garçon qui m’a gentiment envoyé paître, ça ne change pas grand chose au film : il fait froid, et le corps chaque jour en prend un coup.

Les travaux sont en cours, on se rassure comme on peut – j’ai du retard, le texte sur Venise ne veut pas s’écrire, trop de choses sont en suspens je suppose, ça viendra – j’ai du retard administratif, et je n’entends rien à ces affaires, j’essaye de m’intéresser cependant, mais on va vers l’hiver, rien à tortiller, un autre qui passera, jeudi on ira fêter la tour, vendredi rendez-vous le temps continuera son chemin mais j’en ai ma claque (entre l’atome, le changement climatique – sommes-nous dans une année de 13 lunes ? me suis -je demandé , j’ai cherché je n’ai rien compris – l’enfouissement des déchets la Birmanie et les abrutis aux commandes – ici, chez STGME2, aux US, en Russie, en Turquie, en Hongrie, en Corée j’en passe et des malpropres, je ne sais pas exactement où donner quelque tête que ce soit)

ce qui n’a pas empêché ce double arc-en-ciel de se déployer (tu me diras si tu vois un rapport, ou une convergence, sinon une corrélation, mais pour ma part je n’en ai rien à faire), ce que je sais c’est que demain, le douze on ira dans la rue (j’ai tellement peur que ça ne soit de rien, ces deux années, ces cinq cent soixante jours décomptés depuis le début de ce mélange de rage froide et de détestation… Alors hier matin, par la fenêtre de la salle il y avait cela qu’on offre

en lecture « Nerrantsoula »  de Panaït Istrati (imaginaire 579 1984) et je continuerai par « Mes départs » (folio 4195 2e)

les remerciements de Craig Johnson à la fin de son roman « Tous les démons sont ici » (Gallmeister 2015) sont terribles (ils vont au chef des ventes, au publiciste, à l’attachée de presse… j’ai froid dans le dos jte jure)

au cinéma « 120  battements par minutes » (Robin Campillo, 2017) (le battage qu’il y a eu à ce propos a presque réussi à me dissuader d’y aller : comme il passait au Royal et que je contribue à l’existence de ce cinéma par ma présence, j’y fus quand même), le film est trop long (trop de scènes de lit, trop de danses, ils font vraiment braire), les acteurs en font des tonnes (le film annonce en dit assez), la maladie érigée en une espèce de labeur, des actions formidables, un film qui raconte l’histoire en quelque sorte, une histoire d’amour, un meurtre et des effets spéciaux assez à la hauteur (bien qu’il arrive qu’on pense à Terrence Malick, et à son arbre de vie – on échappe quand même aux dinosaures – mais non à la soupe primitive…) les stéréotypes un peu assénés, ce n’est sans doute pas exactement correct de se montrer critique vis à vis de cette production, mais bof.

Share

2 Comments

    sentiments partagés
    mais oui les petits cadeaux (et j’ai aimé votre part de l’atelier d’été, une de celles qui m’ont décidé à aller au delà de mon bof pour cela)

  • @brigetoun : votre contribution n’est pas mal non plus… Merci…

Laisser un commentaire