Pendant le weekend

Deux dix Cinq cent quatre vingt un

 

Il y a un film de Claire Denis (dont on a vu le terrifiant « Un beau soleil intérieur » (2017) avant hier au cent quatre)

intitulé « S’en fout la mort » (No fear no die, 1990) et c’est ce que je pense aujourd’hui, enfin depuis hier où j’ai appris la disparition, le décès, la mort de l’ami Philippe Rahmy. Billet sans doute pour hommage et souvenir. S’en aller, partir, « il nous a quittés », le monde ne changera pas, à Barcelone on cogne, à Marseille on égorge, ailleurs on revendique et si on commence à se demander si ça cessera un jour on tombe sur un mur

. OSEF disent les enfants (moi aussi, je garde cette idée-là : il vaut mieux chanter), hier il y avait brunch (un repas entre amis des oeufs brouillés et du bacon de la salade tomates laitue roquette pains au chocolat croissants confitures et je crois que c’est tout) (café, jus de fruits c’est tout) on a donné les petits cadeaux chypriotes et on a assuré de notre amour les présents : hier, voilà, un passage ici

avant ça avait été là

il pleuvait un peu mais on était sans crainte, sans peur, sans effroi même pour ceux qu’on aime, on marchait sur le quai

il y avait cette formidable foison de couleurs même organisée sur un ciel gris (même avec de la pluie)

des gens couraient (on ne les voit pas)

ou à peine. Vivant, oui, Philippe un peu moins, certes, on endosse, on marche encore, on pense à lui, il ne fait pas tellement beau, ni tellement chaud… Continue, Piero

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1 Comment

    et même si on ne le connaissait pas, juste par deux livres et des textes épars, (avec aussi c’est vrai ce qu’en disait ses amis, mais ça c’était confirmation) le mélange d’admiration, de plaisir de lecture, et de douce tendresse inutile suffit à occuper l’esprit à colorer le jour

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