Pendant le weekend

Vingt-et-un dix (602)

 

(cette notation jusque quand ?) (les ordonnances de micron semblent pourtant commencer à se déliter) (tristesse et consternation, mais le film de Mariana Otero est sorti je crois bien) c’était administration hier (impôts/comptabilité/greffe) croisé deux spécimens au tribunal de commerce (le truc qui tente de clore la perspective du boulevard Sébastopol)

manque le point (#310) (mais on bosse les couleurs)

l’autre tout autant (hautain, #311), salle comptoirs attente numéro chèque  documents

on n’imagine pas combien le temps se perd, les efforts et les mises à jour (faire et défaire c’est travailler, certes), on peut regarder les ombres tout de même

on peut regarder les ombres (infection pulmonaire d’un proche -très- téléphone, hôpital, soleil, quai)

« vous êtes inquiet ? » m’a-t-elle dit avant hier, évidemment (au fond de l’image, l’ex gare (musée) d’Orsay, le pont neuf, les touristes), pano 180 vers le quai

3 cygnes idiots, un vélo, des gens assis à des tables de camping, palmiers en bac -restes éphémères qui durent de la plage (ah Paris…)

autobus, encombrements, puanteur (parfois, tu sais, Paris, jt’aime plus) boites de bouquinistes, palmiers en bac, piétons vélos flotte Seine

j’ai vu que l’entrée à la foire (wtf grand palais) se négocie à trente sept euros (en même temps, divertissement de milliardaires sans doute, et puis on ne risque pas par ce coût de croiser la racaille pauvre mal éduquée parce que pauvre mal soignée parce que pauvre etc etc) (non, Paris tu sais des fois) il y a quatre jours souvenirs souvenirs l’ordure préfet de police qui chauffait ses troupes en 61 (ni oubli ni pardon)

quai de Conti face à l’institut (au fond on aperçoit Saint Germain l’Auxerrois) (photo prise par un journaliste de l’Humanité le 17 octobre 1961 (ou plutôt le 18 matin tôt) : manifestation contre le couvre-feu et le racisme anti-arabe, on estime la casse à plus de cent cinquante morts, le chiffre de la préfecture : 3; le 8 février suivant, le même préfet autorisait ses troupes à taper dans le tas, manifestation contre l’organisation armée secrète, neuf morts au métro Charonne, dont Fanny Dewerpe – le livre de son fils, Alain Dewerpe, pour ne pas oublier) (la couverture en folio : Ernest Pignon-Ernest) et par la poste une photo magnifique (merci à A.)

(c’est, au fond, là-bas en or, Saint-Malo).

Au ciné « Détroit » (Kathryn Bigelow, 2017) (magnifique, vous prend pour ne plus vous lâcher, vous laisse exsangue – absolument) (en sortant, on a changé de couleur de peau – mais non, ce n’est que la nuit) (l’humanité, voilà tout… brrr….)

Il se peut que durant les prochains jours les billet s’espacent (travail, prises de tête, gagner sa vie). Bon week end (dimanche dernier numéro de Melville Delon et compagnie – rue Lord Byron et rue Lepic).

 

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2 Comments

    « Detroit » à traverser : j’aime tous les films de Kathryn Bigelow (pas le genre à se laisser « embêter » par un Harvey Weinstein).

    Les quais de la Seine avec leurs rares cyclistes, ça fait un peu pitié : la pollution a été reportée juste au-dessus.

  • pour l’assemblée c’est oui
    pour le reste vous suis comme peux

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