Pendant le weekend

Vingt-six dix (607)

tout à l’heure l’horizon était bouché

dans le poste (mais je devrais le fermer, l’animateur est abscons, ses « invités » imbus d’eux-mêmes, on fait dire ce qu’on veut à qui veut l’entendre, ça ne va pas – sans doute le travail engendre-t-il ces sentiments) quart de tour à gauche

il est sept heures et quart, le brouillard coupe la ville au couteau, le mieux ce serait d’aller voir ce qui se passe du côté de Pondichéry ou ailleurs, qu’en sait-on ? des papiers comme s’il en pleuvait, des pièces administratives à produire mais impossible sans en remplir d’autres, des questionnaires M comme le maudit, rappeler ici ce numéro, là, cette adresse, ici encore la nationalité du demandeur, là son régime matrimonial, le travail, les catégories, les dispositifs et les taxes, la nation, la patrie, le drapeau, quelque chose qui commence à bouillir – mais depuis tant de temps, minimum six cent sept jours, est-ce qu’on y croit encore ? – quart de tour à gauche

la rue s’en va, c’est que le travail ôte toute velléité, on avance et on marche, on pose ses questions, on va en réunion, on envisage le futur, on balise les mois qui viennent

L’ami photographe a réalisé son site, et c’est tant mieux (en finition : on posera son adresse). On a manqué Serge Quadruppani chez Charybde (il était dans le poste ce matin, tôt, mais je dormais) mais n’importe, on le lira sûrement.

rien au ciné; rien en dvd; lecture de Genove (Benoît Vincent,Attila Othello, 2017) une merveille

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2 Comments

    Nuit (et brouillard) : toujours bien pour les photos, qui sont comme la face inverse de l’habituel.

    Quadrupani, j’ai dû en lire un ou deux, de ses polars…

  • oh oui lire Genove plutôt que suivre ce qui se passe dans le poste (je l’ai fait en me promenant sur google street, en revenant en arrière, en sautant, en reprenant, longue évasion)