Pendant le weekend

Un onze (613)

 

 

(on est en retard, jour de fête et de deuil aux US – parade cependant, hier soir dans les rues ils s’étaient grimés on a croisé un type la trentaine vêtu en panda, un autre masque blanc et vêtement à la lion, d’autres au visage blanc coulé de rouge sang quelque chose de si proche de cette histoire de mort) (parfois je me sens un peu plus exclus – je m’exclus moi-même certes – de ce genre de fait social commercial total, j’ai froid, sortir les manteaux, les collants, les casquettes) sept images qui commencent au couchant (on aspire au calme, tu sais, pas au froid ni à la mort)

on voit vers l’arbre gauche cadre une mouette (quelle heure est-il, au fait ?)

est-ouest, quelque chose qui irait au couchant (ponant ?), il y avait la fraicheur

puis des volatiles qui, non loin du canal, rient au dessus de ces petites figurines

j’ai froid, l’écharpe, les lunettes, on fait du vélo dans le parc

les lumières sont allumées, la nuit vient (il n’est pas six heures)

rien de ces images n’est réglé, je me suis souvenu avoir envoyé un texto à un ami de fac (quelque chose comme quarante ans) et rien en retour (voilà qui m’intrigue – si quelque chose arrivait aux proches le saurait-on ? par quel chemin ? on s’inquiète, on travaille, on  n’attend plus guère, on respire encore)

peut-être des vacances ? Quelque part, quelqu’un peut-être…

au ciné (ces salles des bords du canal sont insupportables, et leur public tout autant : vu se pavanant dans des mauves (dont le chapeau) et des oranges (le liseré du doulos) un directeur de théâtre qui allait voir le film de Vincent Macaigne; dans la salle on mange, on regarde son portable et sur l’écran s’étale l’immonde publicité – on cesse d’aller aux séances, on retarde l’entrée le plus tard possible, mais arriver tard oblige à s’asseoir aux premiers rangs – j’aime le 5ème) « Au revoir là-haut » (Albert Dupontel, 2017) (les plans à Dupontel, drones et compagnie, surplomb qui flirtent avec une esthétique moderne ou contemporaine (c’est aussi une production de la Gaumont…), un scénario en béton (avec des droits sans doute du même métal), la première guerre mondiale comme si on y était, mais le Paris des années 18 19 complètement raté – ça fait penser aux décors de « Chocolat » (Roschdy Zen , 2016)) mais on aime assez Dupontel sa drôlerie son comique (il fait de l’oeil à Buster Keaton, c’est vrai, mais et alors ?) deux heures de cinéma, ça ne se refuse pas (un peu de tragique, du comique, du spectacle)

 

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5 Comments

    pas réglées mais belles comme les envols des oiseaux
    pour la petite foire actuelle, sommes nés, sommes devenus adultes, au moins en ce qui me concerne, sans en avoir parlé, alors je reste persuadée que suis ligure et non celte et je passe au large

  • @brigetoun : oui, au large, c’est le plus sage… Merci pour les photos…

  • Les deux premières photos mordorées (mais le directeur de théâtre, c’était celui du Rond-Point ?) sont belles.

    Il est vrai que les allumeurs de réverbères ont du boulot plus tôt…

  • @DominiqueHasselmann : oui, et il parlait fort.

  • @brigetoun : à la tête de la cliente… pfff… quelle misère hein…!

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