Pendant le weekend

9 juin 831

 

c’est l’été – depuis quelque semaines, mes efforts de respiration se soldent par une espèce de gène, un embarras – alors ce ne serait pas par le coeur, mais par les poumons ? – je regarde le monde, les effets des autos, les centrales, les effusions du G7 – c’est au Québec mais on se souvient toujours et encore de celui de Gênes, des morts ces jeunes gens tués par les services d’ordre ou ces fumiers de fachos – ni oubli, ni pardon – non – ils se réunissent, qui paye son billet les repas ? qui nettoie les chiottes ? la belle image du monde… On continue, il y a eu cette image de Bashung

ce genre de travail du temps, tu vois ça – on ne fait que passer, t’inquiète – il y a cette éventualité aussi d’écriture (portraitiser une ville, apparemment si j’ai bien compris, je vais m’y mettre) (laquelle ? un truc fictionnel qui aurait à voir avec Carthage, Tunis, Nice, Paris, le reste du monde – non attends je ferai ça à un autre moment – où est-ce que j’aimerais bien me retrouver sinon à Venise ?) (à Lisbonne) (à Gênes) (je dois bosser, pour la caisse ce sera six cents – on paye en quatre fois sans frais, certes, mais en quatre fois quand même – je suis en retard) il y avait dans le métro une de mes contemporaines (j’ai apprécié plutôt la dentelle de son soutien gorge qu’on ne voie qu’à peine mais en accord avec le reste de la déco)

il y a ce type de choses, il y a les écarteurs de lobe d’oreilles, les piercing, ce genre de colifichets qui indique une direction dans la conscience du corps qui le transforme en une espèce d’écran – un tableau, une oeuvre d’art qu’on présenterait aux autres – les gens veulent tous devenir des artistes, nous le sommes tous allez… – au marché de la poésie, j’ai acheté une histoire du Portugal contemporain (Chez Chandeigne, 20 e quand même) (je suis allé saluer deux des piliers de publie.net, c’est aussi une maison que j’aime bien) puis je suis revenu tranquillement (c’est pas la porte à côté, rive gauche – sans images)

au ciné Trois visages (Jafar Panahi, 2018) une merveille (comme Taxi Téhéran (2015), ou d’autres encore) (une merveille) (en maison(s)témoin, bientôt : voilà c’est fait) (le type filme assigné à résidence, il filme, et filme encore : ne pas oublier, garder la tête hors de l’eau et respirer la liberté) une merveille

 

 

9. univers, 9 juin 2008, 16:12

tuileries, ma mère avait un bonnet sur sa gentille tête, battait des mains comme un enfant, l’eau trop froide, les yeux, le sourire, la robe de chambre bleue, ma mère

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2 Comments

    Pas pu aller à ce marché de la poésie.
    Par contre j’irai en métro voir le nouveau film du beau « Taxi Téhéran »…

  • curieusement même si je ne vois pas les films même si rencontres différentes et plus de travail, j’aime cette impression d’être bien, en unisson (au moins je le crois)

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