Pendant le weekend

19 juillet 871

 

 

longtemps j’ai cru qu’il était mort le lendemain, – mais en fait c’est ce jour-là (pas un signe il y a dix ans) – la première fois que j’ai compris ce qui se passait vraiment, ça m’a anéanti – quarante six ans d’ici, jour pour jour – cette faille, ce pli, cette obligation de commémorer pour ne pas oublier peut-être mais à date fixe, quelle connerie – je me souviens de Sam Fuller qui me disait « il n’est pas un seul jour où je ne pense à ma/la/sa mort » – c’est un mois particulier et spécial mais les vacances arrivent – saisie facture et terminé – c’est merveilleux comme le silence a pris le pas sur le reste, et c’est tant mieux – revenant de ce repas (carpaccio salade frites chardonnay- un peu trop, certes) croisé ce modèle dédié (évidemment) à Christine Jeanney

et puis ce cadeau chypriote (versant turc)

en lecture Le gang des rêves (Luca Di Fulvio, pocket) : violent

l’ordure adjoint du dircab à micron a été raflé par la patrouille, mais enfin on ne va pas le mettre à pied ni en prison : il ne faisait que défendre la république à la contrescarpe en même temps (il officie toujours, spécialiste au château des grands événements – il a assuré la venue des jeunes gens, là, de la deuxième étoile) (l’Etat est toujours avenant avec ses serviteurs)

politique de l’internet : l’agence du livre au centre qui publie les textes que les deux écrivains, Viel et Garcin, envoient – dit-on – depuis leur tour du monde sans avion a caviardé la plupart de ceux-ci en n’en laissant que quelques extraits sur son site. La classe. Moeurs contemporaines.

 

10. bleu, 19 juillet 2008, 21:52

descendu à Stalingrad (sortie sous le métro) pour aller à pied à rue Riquet, par plaisir un kir coin Tanger Maroc, lire, regarder entendre, la rue Riquet va à Marx Dormoy, c’est plus vers le 18, je marche, les grilles bleues comme le ciel qui bordent la rue, sur le passage des trains, TGV est, DB etc. marcher, les miradors, rue Pajol, Rideau Rouge, voilà, rue de l’Olive, soleil, oublier le lit médicalisé, la chaise et le tripode, le bonnet beige et les draps oranges, et ma mère qui dort

 

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2 Comments

    Ah oui, cette voiture, support des rêves de Christine Jeanney. Jolie photo !

    Hier, vu à Uzès, un engin rétro immatriculé (avec anciennes plaques) RG : ceux qui auraient pu (s’ils n’avaient été supprimés) enquêter fort à propos sur le Kollabo de Macron.

  • que de variété dans votre corbillon ce matin !

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