Pendant le weekend

21 juillet 873

 

 

ce sont les derniers jours – on prépare, on lance des lessives, on regarde le sac, les livres mais pas d’électronique sinon le téléphone et son chargeur – un mail de T. pour dire « on vous attend jeudi » et en route – ce n’est pas que je sois fatigué, non plus que désemparé mais les deux à la fois et sans doute désespéré devant tant de pourriture accumulée, et qui continue à s’amasser (le remplacement des départs à la retraite pour y placer des serviles, la façon de s’exprimer des puissants comme on  dit, l’immonde silence du minuscule – et pourtant, comme on aime le silence…. il parvient même à le salir – « vous faites mentir les miroirs » disait Léo – peu importe tout ça je m’en vais finir – tandis qu’on court, toujours, toujours

reçu une réponse de l’agence du livre régionale qui indique que le caviardage des chroniques du tour du monde sans avion est voulu par l’éditeur – ce qui ne le valorise guère – et donc appliqué par ce service il m’avait semblé pourtant public – mais je dois me tromper – je l’ai déjà dit, mais la dernière étape étant Cracovie en Pologne – cinquante kilomètres de Birkenau – je vais m’en passer – je ferais sans doute un ultime billet sur Paris – un minimum d’intégrité ne se trouve guère où qu’on tourne le regard

en passant pour aller voir au ciné Dogman (Matteo Garrone, 2018) allégorie de l’amitié sans faille vouée par un benêt (ou le bon) à une brute épaisse (d’ici qu’on y voie le traitement de la démocratie par le fascisme, la mafia ou la ligue, il n’y a qu’un petit pas) désespéré inutilement violent image sursaturée et prix d’interprétation masculine (bonjour le rôle…) à Cannes pour Marcello Fonte (il interprète Marcé) (la brute : Simone – Simo – Edoardo Pesce).

Bon week-end

Deux extraits – on s’interrompt quelques jours avant deux semaines de vacances

 

11. vacances, 21 juillet 2008, 09:11

ils repeignent les lampadaires de la rue en marron, le type est tout encapuché de blanc, les appels téléphoniques et les demandes, le lit médicalisé, le goutte à goutte l’aide ménagère l’assistante sociale, tout mettre en place, tout avant les vacances

20. vacances 2, 22 juillet 2008, 18:07

Je me demande, les vacances : ma tante trottine sur le pont Royal comme l’hôtel qu’elle habitait, lui porte du saumon et des cerises, le temps chaud, la fatigue le souffle les plis de la peau et je ne dors pas peu mais réponds encore aux questions des enquêteurs, des clients, des amis et des autres aussi, j’appelle le médecin, j’oublie mes rendez-vous, et le temps qui veut toujours passer, qui s’étire, douze jours puis vingt et un, le lit l’ombre, le mois de juillet depuis si longtemps celui de la mort de mon père, je me demande

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2 Comments

    vous attendrai (ne pars pas mais vais m’économiser derrière volets bleus je pense

  • Tu liras peut-être demain matin mon « post » où je parle de ce film, vu il y a quelques jours à Uzès (en V..O,, eh oui !)….

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