Pendant le weekend

sur les pas 7

Il se trouve que les différents textes et images plus ou moins envoyés par les deux voyageurs sont effacés à mesure qu’ils arrivent sur le site de ciclic – je me disais « je vais relire le premier » : bernique. Je trouve cette pratique inqualifiable, c’est la raison pour laquelle j’ôte les liens qui renvoient au voyage sur le site du livre au centre – le minimum, c’est de prévenir afin d’affranchir les lecteurs (il fallait que le terme arrive, les deux écrivains se trouvent en Pologne, certainement – tant pis, je cesse).

La série sur les pas (dont on lira ici le septième billet – eux en sont à 9) suit un tour du monde d’est en ouest effectué par Christian Garcin et Tanguy Viel (ou l’inverse) avec escales et sans avion.

 

billet publié le septième jour du septième mois, portant le numéro sept : n’y voir que hasard empli d’espoir et de joie de vivre

le fond du continent, j’ai l’impression, il y a une gare la nuit

c’est celle d’Oulan-Oud, où ils se sont arrêtés avant de prendre un autobus  pour se retrouver à Oust Bargouzine, mais je ne pense pas qu’à cette gare ils y fussent de nuit – je ne sais pas – d’ailleurs je ne sais rien de ce que je voudrais savoir – c’est ça, les voyages : juste à côté de Oulan-Oud se trouve une ville nommée Zabaïkalski (le robot commence son office ici, à peu près) , et j’ai cette représentation de la Russie, profondément : une entrée de ville, portique nulle part (là, un type à lunettes, il bosse)

pano droite 90 : le type bosse

pano droite 45 : non loin du pont de chemin de fer, le type regarde passer le robot (tout en bossant)

et pano 45 à droite encore : le pont du chemin de fer (nos deux voyageurs y sont passés, y passent, y passeront) , des infrastructures

une entrée de ville, un parking

un type assis sur le pas de la porte patiente

fume son clopo

tandis qu’un autre marche seul, s’en va rejoindre quelqu’un(e) sans doute, seul sur l’immensité de la route/voie/avenue/rue

mais non – ils se sont arrêtés d’abord à Zabaïkalsk frontière sino-soviétique (on reste avant 1989 ou bien ?) (on avance,on avance) c’est de jour (on revient à la gare tout à l’heure) (ces toponymes ont quelque chose de spécial hein) côté chinois, on dispose de

qui, en zoomant se rapproche de ce qu’on verrait ici ou là

il s’agit de l’happy tourist store – on se croirait à Belleville, en plus aéré et moins peuplé, avec des pâtisseries « Au bonheur » ou « Plaisir d’offrir » – tourisme et capitalisme ? j’attends de voir…. De l’autre côté (l’appellation « tourisme » pour le voyage de nos deux écrivains a quelque chose d’un peu bizarre, ou étrange, ou malvenu : je me suis posé la question des conditions sociales de production de ce voyage, je cherche – il s’agit d’un éditeur qui a décidé, sûrement sur la suggestion de ces auteurs (ou de l’un d’entre eux, Christian Garcin, plutôt il me semble), de financer le voyage, à eux de faire exister cette production, j’imagine, un livre sortira et un(e) attaché(e) de presse s’occupera de le promouvoir afin que l’éditeur entre dans ses frais) (au premier trimestre de cette année, quelqu’un s’est sans doute occupé de réserver, acheter, les billets de cargo porte-conteneurs auprès de la CGM, d’organiser les transferts location réservation paiement de la location de voiture ici ou là, billets de train, tout un bazar qui ne peut guère (il me semble) s’improviser – ils n’ont après tout que cent jours, pas tellement le temps de glander non plus) de l’autre côté donc, la gare de Zabaïkalsk

on change les essieux – les uns plus larges ou moins que les autres supposons – eux vont se promener en ville, acheter des biscuits et de l’eau disons – iciun monument à la gloire de quelque chose – et des enfants qui jouent, j’adore ça

on les voit à peine, c’est l’été, les vacances, les blagues – on voit aussi ceci de loin, la Chine est au fond

ou en hiver si on préfère (bonjour la température d’hiver, hein)

puis le train s’en ira – j’en ai découvert un qui m’a fait penser à celui des Etats-Unis (d’Amérique) ici)

une presque centaine de wagons, le leur s’arrêtera à Oust Bargouzine donc en passant par Tchita (la gare, en hiver…

) on est à la belle saison, ici on découvre qui peut savoir qui elle est une sommité, une aparatchick, la femme d’un de ceux – en tout cas, l’équipe de contrôle n’a pas spécialement l’air tellement ravie de poser là

(photo Willy Kaemana) assorties aux couleurs du train,le staff – ici la gare d’Oulan Oud

on prend l’autobus, direction le lac Baïkal – Oust Bargouzine : on découvre avant la tête de Lénine (ce robot n’a aucun respect)

(les algorithmes sont idiots, sans doute) (l’original si je peux dire n’est pas non plus tellement avenant remarque

j’ai un peu de difficultés à comprendre, anthropologiquement, ce qui prévaut à l’érection d’un tel monument  (tout dans la tête ? rien dans les poches ? il a la grosse tête ?) l’âme slave, sans doute – direction le plus beau lac du monde mais juste à côté du ferry, ce chien

et en passant ces maisons de bois

c’est la belle saison, c’est vrai

mais l’évidence de ces couleurs ardentes, et puis

sa majesté

été (ce couple, là…)

le vent

l’hiver et les glaces

quelque chose de l’immensité

la force des éléments

merveilleux, conquérir les sommets

dominer le sujet ((c)Marco Eder)

perspective nuageuse, un lac tendre semble-t-il, calme posé profond

on n’est pas à l’abri ( (c) Marco Eder) du gigantisme (c’est plutôt l’hiver,là)

immense…

La suite au prochain épisode (ils ont laissé passer l’escale de Pékin, j’y suis pourtant passé comme eux – illustrations avant-coureur d’un des textes de l’atelier d’été ici) peut-être Nijni Novgorod – ils vont croiser la finale du foot, sans doute se déroule-t-elle à Moscou (anéfé stade Loujniki – anciennement Central Lénine – on ne se refait pas ?)

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2 Comments

    Si j’ai bien compris, les autochtones ont tous un trouble dans la tête…

    Même Lénine (une fois sur deux) n’échappe pas au révisionnisme du « robot ». Seuls les officiels du « staff » (bizarre ce mot anglais pour les apparatchiks !) s’en sortent intacts.

    Heureusement, la beauté du lac Baïkal (merci pour le voyage) dépasse ces petits arrangements avec l’image !

  • superbe façon de me donner des remords pour avoir perdu le fil

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