Pendant le weekend

16 mars 1110

Ces gens-là sont maudits : les menteurs de tout poil, dirigeant de la Hongrie, de la Pologne, de l’Autriche ou de l’Italie, la fille du borgne d’ici, ceux qui là-bas condamnent une avocate (sous le lien, une pétition à signer) à des centaines de coups de fouet et des dizaines d’années de prison, celui qui fait assassiner un journaliste dans son ambassade turque, ou cet autre de ce pays même qui embastille au motif qu’on le contredit. Maudits (mais j’en oublie tant et tant…) les nostalgiques du nazisme, les soutiens du peroxydé avec leurs cagoules pointues et leurs croix qui brûlent, cette humanité qui s’imagine envahie – des hommes, le plus souvent, comme ce finlandais immonde (citer son nom serait lui faire honneur), une honte pour l’humanité ou cet australien d’hier, quelle pitié, quel pathétique – quels laits quels aliments quelles paroles ou actes ont-il bien pu subir intégrer ingérer pour en arriver à ce stade de déraison et de terreur ? Se revendiquer d’un fou d’ici-même ou d’un autre et ôter la vie à près de cinquante personnes, mais quelle est cette folie ? Le sentiment que la chose ne s’arrêtera pas, qu’elle s’amplifie, que nous en sommes les jouets doit se prendre au sérieux et se combattre, parce que dans les rues, des millions de jeunes gens sont mobilisés pour cette planète. Parce que des millions d’Algériens, appuyés par la police (je regarde la nôtre, de police, et son indignité me fait honte, celle de ses chefs tout autant, elle me semble plus du côté des cinglés que de celui des Algériens), des millions, soeurs et frères tout autant, défilent et demandent, dans la dignité et la paix, le départ d’un type qui n’a plus sa raison ni surtout sa santé pour gouverner. L’espoir, la vie sera plus forte, espérons-le, que ces personnes qui violent des sanctuaires sacrés, quelles que soient les raisons qu’ils se permettent d’invoquer alors qu’ils n’en ont plus le moindre atome… Bousculé, blessé, j’ai toutes les peines du monde à faire ce/mon/le travail, mais tant pis, je continue – je suis allé marcher, croisé ce camion

qui récupère le gâchis incommensurable de notre monde, cette ex-Cantine des Pyrénées fermée (rouverte au 77 rue de la Mare, dans le 20) qui aide les plus pauvres et les démunis


croisé trois salons à porter à l’Invent’hair – un « Cap v’Hair coiffure », un « Hair International » minuscule, un « Foufou Coif' »), mais aussi ces deux spécimens probablement de bronze (« dans son manteau de bronze vert/le lion tremble… » chantait Serge Reggiani) (#337) Gambetta

et ce prunus magnifique – on a toujours de l’espoir – on manifestera aujourd’hui mais en pensée seulement – il y avait une femme portant une pancarte « j’ai peur mais je suis là » je me souviens de son masque – on a de l’espoir quand même –

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2 Comments

    Notre prunus fait grève pour le moment…

    Au fait, l’avocate iranienne emprisonnée, on la voyait dans l’excellent film « Taxi Téhéran »… (encore une atteinte à la morale étatique).0–0

  • les mots qu’il faut… oui l’horreur, bien partagée
    ma culture religieuse, même si j’ai décroché, fait que je suis en plus de l’horreur incommensurablement perplexe devant ces actes : puisqu’en principe les religions ont été inventées par les hommes pour se tranquilliser et se hausser spirituellement et ne devraient pas venir en concurrence

    oui Dominique, une des plus intéressantes passagères du taxi

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