Pendant le weekend

B2TS Léon-4

Il s’agit juste de continuer (même si le contexte est de plus en plus malodorant – le président (président ?) en son palais si « seul », ses affidés (des ministres, combien les mots ont-ils perdu de leurs sens, qui peut trouver quelque qualité à ces gens qui mentent si éhontément, qui ne se souviennent plus, qui n’emploient pas les bons mots, qui truquent et trichent ?) qui sucent ses souliers (comme disait je ne sais plus qui, un historien sans doute) non, continuer quand même, et avec le sourire (personne ne sera dupe et la colère ne cessera pas).

La rue Léon Jouhaux où se trouvent ces images et cette exposition jouxte la place de la République, cela se déroule à Paris (capitale des lumières, dans le pays des droits de l’homme) (toutes les majuscules de la parenthèse sont tombées – le quinquennat, constitutionnellement constitué, durera encore trois ans – mais non, sauf réveil – mais je vois bien, c’est sans doute l’âge, la trouille, la santé qui induisent mes actions, mais je vois bien que je sors pas – la liberté ou la mort, disait-on cependant).

(et peur de quoi, estropié ? combien de signalement de David Dufresne, combien de mensonges avérés du pouvoir, combien de contentements des forces de l’ordre cachées derrière leur violence légitime, cette ignoble vérité – tu te souviens de Charonne, parfois en y passant ? tu te souviens du pont Saint-Michel ? l’époque où je n’avais pas dix ans, l’ami Malik Oussékine (j’en avais trente) ou Zyad et Bouna (passée la cinquantaine), ces marques sur cette république – sa place, juste là)

non, je préfère les couleurs (ces gens qui éborgnent, mutilent, blessent piétinent, meurtrissent, cassent et brisent des os, ces bruits cette fureur ces fumées ces armes employées par des humains, pourtant, des humains : ces humains-là, aujourd’hui, en ce moment, se reposent-ils ? dans le miroir, voient-ils un sourire ? dans leurs mains, prennent-ils celles de leurs enfants ou de leur amoureuse ?), non je préfère les sourires

la couleur de leur visage, la joie de leur présence, cette vérité-là- (mais pas celle de ce présent pourri par ce pouvoir-là) – j’en termine, laisse, une dernière fois, un sourire de joie, de gaieté – une espèce de bonheur, frêle, léger, distant, sensible

(déjà posée en Léon 2, mais n’importe) magnifique.

Bon dimanche

Avec nos remerciements à B2TS

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1 Comment

    oui quelle importance ?
    et merci

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