Pendant le weekend

1322 Lundi 26 janvier 2020

 

 

 

(ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers – ni oubli, ni pardon – convoi 67 du 3 février 1944, numéro 12745 immédiatement gazé à l’arrivée : mon  grand-père V.) un film magnifique au cinéma : La Llorana (La Pleureuse) (Jayro Bustamante, 2019) – on pense aux Damnés de Visconti – le film n’est pas sans relation avec les images qui suivent – à ne pas manquer, si vous m’en croyez… – (pas les images, le film)  – ou la parenthèse qui précède – en y allant cette vue du métro

sur les grilles on distingue collées

et passablement taguées (d’ici on ne distingue pas)

des images : ce sont des photographies

prises par un professionnel de la profession

et exposées là par une municipalité complaisante

(il faut habiller tu comprends bien) elles représentent des façades (sinon, c’est moche) plus ou moins abandonnées, pourries, restaurées

et des intérieurs de salles de cinéma du même tonneau

réalisées au Caire, à Casablanca, Alger ou Tunis – ultramarins départements ou protectorats

pourquoi une telle exposition ici, tu devrais m’expliquer – sans doute pour se souvenir

d’un temps où la mère-patrie, la nation, le pays savait éduquer ces peuplades éloignées et désenchantées.

Ni oubli, ni pardon.

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2 Comments

    oui

  • Tant que les gares parisiennes resteront à Paris (n’en déplaise au zozo Benjamin Griveaux et à son concurrent échappant à l’autorité du petit Chef), on aura des surprises et de l’esthétique en prime grâce aux tickets de métro ou pass Navigo… 🙂

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