Pendant le weekend

1478 vendredi 26 juin

 

il faudrait toujours commencer par la même chose

un café au bar, une marche à pied, un arrêt du bus

le type fait ses comptes, la fille bois du café ou autre chose – elle est bord cadre, pardon –

c’est un café qui n’a pas deux ans – on fait dans le vieillot quand même – on ne s’arrête pas, non –

on marche, il suffit de passer le pont

le fleuve, les arbres, les ponts

(entre celui du Carrousel et le Royal) – on passe

peupliers, ormes, charmes (ces sont les arbres de l’image d’entrée de blog)

avancer et aller

continuer (je vais jusqu’au commissariat – sans image) côté gauche du quai (pas de Corona)

lui s’échappe sur le trottoir (faut pas se gêner) tandis qu’entre

le promeneur touriste probablement – la passerelle des Arts (le vent, les jupons, tout ça)

continuer son chemin (au loin, le Montparnasse-monde en son édifice en travaux)

il y avait ce cavalier (il y est toujours, et toujours vert et toujours galant)

– au fond l’immeuble du quai de Conti où vécurent les Modiano – il y avait aussi ce type à la chemise jaune

les travaux entrepris après l’incendie d’il y a  quatorze mois

je ne dispose en pensée de rien – je prends, je passe – les déboires,les appels d’offre,les déclarations, les compléments de plainte – les pièces administratives (déclarations de candidat, attestation, urssaf vigilance impôts assurances relevé d’identité bancaire et autres salades à entreposer dans un coffre-fort, l’envie de gerber comme d’habitude cette administration qui ne fait que contraindre, augmenter les coûts, faire travailler comme des aveugles dans des mines – cette horreur) – dans la rue François Miron,puis sur celle de Rivoli qui aboutit à la Bastille désormais assez piétonne

et ce type maxé

qui va vers son destin – on avance, le lion des trois glorieuses juillet 30 tu te souviens ?

(sans numéro, il se trouve déjà dans le bloc – il y faudrait un bis, mettons 364 bis) (le soleil recommence à luire –

et celle-ci attend que passe au vert le feu – on avance toujours on avance – on passe la rue de la Roquette et le mendiant du passage du Cheval Blanc

descendre au commandant Lamy défendu comme une forteresse du temps du premier ministre (ce barcelonais déçu) (mais idiot), rejoindre le passage, faire la queue, attendre, la gentillesse du planton- une femme maxée, comme moi, mais elle n’avait pas trente ans – la gentillesse de l’officier de police (il faut le noter, il n’y a pas que l’alliance wtf – il y a des gens normaux bienveillants qui ne font que leur métier, mais le font bien) – le type en chemisette qui revient avec son sandwich – ce sera sans image – l’inanité de toutes choses – la fois précédente, une femme vivant dans un hôtel venait porter plainte contre son hôtelier qui louait la chambre qu’elle occupait lorsqu’elle n’y était pas pour des ballets roses; cette fois-ci deux jeunes arabes portent plainte contre un épicier qui leur a foutu sur la gueule sans raison frappés à coups de barre de fer –

refermer le billet

Paris dans son quotidien

 

 

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2 Comments

    Une statue avec cheval, ça existe encore à Paris ?
    Provocation !!!
    Un esclavagiste des équidés !!! 🙂

  • au début (pas le café ce n’étaient pas des endroits pour moi les terrasses) ce pont et surtout le quai, presque soixante ans de moins, ma piaule rue de Sévigné, mon premier boulot dans la vieille fac de médecine et les trajets à pied entre les deux en flânant

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