Pendant le weekend

1573 Lundi 28 Septembre 2020

 

 

partir revenir – l’éternel recommencement – le vent le soleil les nuages les arbres

souvenir d’un moment suspendu mais il n’importe que peu – tout le monde (?) est maxé – on a été au cinéma

promenade dans les bois

pure splendeur

chercher les essences

avancer croiser un coureur à pied (non maxé)

(on oublie un temps la pourriture de ce monde, l’ordure au pouvoir, les fous, les guerres, les flots de sang et les cris de haine) au loin le clocher qui fait souvenir

(c’est certain, au lieu d’un nino, un appareil digne de ce nom – ce nom, quel nom ? sa marque ? sa définition ? les dimensions de son film ? ou celles de son capteur ?) penser au zoom foiré (désolé) et au quinzième épisode de l’atelier (en sentir la fin prochaine)

(il y a dans nocturne indien un type qui sentant sa mort prochaine s’en va à Bénarès : cette façon de voir les choses réconforte – à peine) il y avait ce champ

ces meules, et au bout

une propriété privée longeant le chemin creux, un pont puis à  droite partait le chemin de grande randonnée, à gauche se tenait la propriété qui quand même elle serait privée cachait sous un auvent de fortune, sous des résidus et des bogues anciens, de vieilles feuilles, des ordures naturelles une silver shadow grise

un objet croupissant – cette honte

(une merco ne m’aurait pas fait la même peine je crois

je me souviens de celle croisée dans une vitrine à Athènes – ou une Jaguar à Nicosie

)

au cinéma Petit Pays (Eric Barbier, 2020) le génocide au Rwanda vu par les yeux d’un enfant de dix ans, binational rwandais- français (d’après le roman de Gaël Faye aussi au scénario – je ne l’ai pas lu,mais Goncourt des lycéens je crois bien) (cinéma trop ouvertement pédagogique ou mémoriel)

énorme (Sophie Letourneur,2019) comédie « à la française » mais dotée d’un casting magique (formidables deuxièmes rôles médecin.es, sages-femmes, infirmières dans leurs propres rôles) (l’argument : un type veut un enfant sa femme non, il la trompe (sur l’administration de la pilule) elle accouche (séance d’accouchement assez standard – Marina Foïs en grande forme) elle le quitte (ou elle reste avec lui eux je ne sais plus) (c’est une fille un garçon mais on n’en connaîtra pas le prénom)

Ondine (Christian Petzold, 2020) conte-romance inspiré d’une légende germanique (il semble) (la nymphe et le scaphandrier) (ou l’inverse) (pure et sublime musique de Bach – bwv 974 adagio adapté pour clavecin seul du concerto pour hautbois d’Alessandro Marcello – on l’entend au piano – quoique très souvent shuntée)

 

Share

2 Comments

    Au Caire, j’avais remarqué le grand nombre de voitures abritées dans les rues sous des bâches, ce qui n’existe plus en France.

    De toute façon, tous les véhicules (même électriques ou hybrides, bonjour les écolos qui en ont acheté !), ont été bannies hier à Paris lors d’une « journée sans voiture » et finalement… sans vélos ni piétons vu la pluie : le désert capital, voilà l’idéologie inconsciente de la maire en place !

    Beaux paysages (on peut aller les admirer par le train si il y a une gare à proximité et une ligne qui existe encore ?)… 🙂

  • de tout cela je retiens la beauté des arbres des vallonnements (et me demande si je reverrai un jour ce genre de paysage)

Laisser un commentaire