Pendant le weekend

Carnet de voyage(s) #7

Le bateau va de petit port en petit port, on appelle ça du cabotage.

D’ici

il s’en va vers l’est

Deux ou trois marins composent l’équipage, il y a un petit bar, des bancs intérieurs et extérieurs

 

on accoste

 

et on repart. A la manoeuvre, un type à lunettes

derrière son coupe-vent, on l’entendrait presque bougonner. Il est debout, il tire parfois sur son clope, tranquillement, le bateau avance, Camogli, San Fructuoso, Cinque Terre, et revient vers le port, Porto Antico, Gênes. On accoste, les amarres. Tout le monde  descend, le type en dernier. Il s’éloigne, passe devant vous

il s’en va boire un verre, un bar moderne, neuf, design, moi je ne me sens pas d’y entrer, je n’aime pas ces endroits, ni les trucs neufs, modernes, jeunes et sentant le luxe, lui s’est mis au bar, a commandé un verre d’eau, je crois, j’étais dehors, à attendre, le bateau de l’aprés-midi, attendre, regarder, toi tu achetais des cartes postales, le type allait partir, passer devant moi, rejoindre le bateau, il allait faire entendre une sirène, il regagnait son bord.

on irait nous aussi, là-bas, vers l’est.

Le soir, pour revenir, nous prendrions le train. Là-bas, le soleil se coucherait, tard, le mois d’août.

Aujourd’hui, il fait beau sur Paris

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2 Comments

    Ces images, et le flux calme des mots qui les accompagnent, rappellent des souvenirs, l’impact du ciel bleu, l’eau invaincue, le bateau qui cabotine…

    Les vacances devraient durer, comme l’éternité, plus longtemps !

  • C’est bien ce que je tente de réaliser, mais las ! il s’agit du presque dernier épisode du carnet…

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