Pendant le weekend

Vingt cinq douze quinze

(joyeuses fêtes, tout le monde, là, virtuel) les cadeaux, le repas, le temps doux, sortir le matin chercher des croissants, le vent et l’eau qui coule, arrêter de travailler pour un jour, remonter le temps avec cette comptabilité défaillante – chercher ce qui correspondrait à ces quatre cents vingt deux euros quarante payés par chèque à telle date de quatorze, et ne pas savoir que ce sont les chiffres qui ne cessent d’envahir un espace qu’on voudrait plutôt habité par des rêves des couleurs ou des chansons – terminer « Réparer les vivants » (Maylis de Kerangal, 2015) avec un sale goût dans la bouche -celui qui assure que l’auteur a la maîtrise de tout, même d’une certaine vulgarité et des mots et des sentiments (ceux par exemple du couple Rose et Vigilio ou de cette jeune infirmière dont j’ai oublié le nom) et l’entendre, cette vulgarité, de la bouche de l’abruti de service qui déclare à la radio que « la création nécessite l’obsession » – envie de vomir en entendant, par ailleurs, que le gouvernement – ne faisant par là qu’acter sa propre déchéance – pose cette abjecte incise dans la constitution d’un Etat qu’il est en train de miner, de lui-même, par la pression d’une arrière-pensée politique (arrière-pensée qu’exerçait, quand il était élu local d’Essonnes, le premier ministre) qui voudrait couper l’herbe sous le pied de la fille du borgne, plus abjecte encore s’il se peut – et il se peut en effet – mais entamer cependant un « Paris Brest » (Tanguy Viel, 2013) offert l’année dernière à Noël -cette écriture du « je » semblable au « il » mais investi et habité, oui -, et continuer quand même à explorer ces images de ces dames qui peuplent l’index du Nouvel Hollywood

Kitty Hawksici Kitty Hawks avec son cinéaste de père

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