Pendant le weekend

Vingt six // 391

 

 

(double slash : ça sert à quoi tout ça…) (dire que je ne sais même pas coder un commentaire pour y poser un lien, tu avoueras… quelle misère…) comme c’est dimanche, et qu’on pleure (comme à chaque fin mars) l’heure perdue, je propose un jeu qui complète celui auquel il m’arrive de me livrer dans la maison(s)témoin (on pourrait en faire une rubrique « rire jaune » mais quelle importance ce serait donner à ce type de personnages (ils ne font que diriger le monde…) : je me fais l’effet d’être le type qu’interprétait Michel Auclair (Herbert) dans « Le bon plaisir » (Francis Girod, 1983), mais en réalité, je ne fais pas partie de cette coterie et c’est sans doute aussi pure jalousie de ma part que de me prêter à ce type de dévoilement – j’aime aussi les montres et de tous temps les belles voitures : tu vois comme le monde est mal fait…). Depuis quelques jours (semaines, mois…), ce malheureux homme qui ne fait que des choses que la loi permet (j’ai nommé deuzèf) est sur des charbons ardents, à ce qu’il semble, mais il tient bon la barre. Il a été vêtu par cet autre charmant garçon (un ami de trente ans probablement) (c’est que j’aime aux noms associer des visages, probablement parce que je ne pose jamais de photographie de ma pomme), Robert Bourgi (né à Dakar en 1945, soixante douze au compteur quand même, un avocat comme qui ? nano 1)

ah bah (dans ma biographie, c’est chez ce faiseur de costard – ou tailleur c’est comme on aime – du coin de la rue de Sèvres que mon propre père allait acheter ses costumes pendant les soldes de janvier avec ma propre mère – punaize tu le crois ? moi, je le sais, fin des années soixante…) (laquelle propre mère avait pour nom de jeune fille, ça ne peut pas s’inventer, le même que le prochain – tu le crois ? moi pas mais c’est comme ça, je n’y peux rien) ça ne fait rien, c’est un peu tacher les réputations, aussi, je m’en rends compte tout à fait je le fais quand même parce que il y a des résonances parfois (je me souviens avoir croisé Philippe Labro, ce jour-là où je prenais la photo du tailleur (je l’ai cherchée, je ne l’ai pas retrouvée…) – je cherchais là le théâtre où avait mis en scène et joué Louis Jouvet – une impasse Récamier si je ne m’abuse, elle porte le nom de rue, je me demande bien pourquoi) ici la brochette, à l’extrême gauche – si on peut dire – Victor-Pablo Dana (49 piges, italo-suisse, dit-on, banquier d’investissement, bosse à Dubaï…) qui lui offrît (à deuzèf pas à ma mère, ni à Labrot) une jolie tocante semble-t-il (ne sont-ce pas là bruits de canalisations d’eaux usées ?)

une bande de joyeux drilles et footeux en plus (c’est beau comme de l’antique, ces cravates) (trop du pot : l’année prochaine, on a coupe du monde et en plus en Russie…). Trafic d’influence, non mais quoi, on rigole, on se marre, on boit on rit on danse… La belle vie.

 

 

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3 Comments

    des gens indifférents (aux autres sauf leurs semblables, et qui m’indiffèrent)

  • Il faut quand même relativiser : les quatre cravates semblables (bonjour l’originalité…) ont été achetées chez Arnys dans un lot « en solde » pour seulement 32 050 euros. Une occasion à saisir !

    « Et alors ? », comme dirait un représentant du « peuple »… 😉

  • @brigetoun : en effet… en effet…
    @Dominique Hasselmann : pour l’originalité, c’est plutôt le type en rouge (il a l’air content) qui fait défaut – il s’agit d’une réunion de caciques du football à Dubaï ou quelque chose de cet ordre…

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