Pendant le weekend

B2TS 12 (fin)

 

Les meilleures choses dit-on en ont une mais cette fin-ci est certainement provisoire (cette série se termine ici pour l’exposition Bichat, mais on trouvera sans doute encore quelques autres photographies posées collées sur un mur, ici ou là, et comme on aime, on suivra). Merci donc à B2TS pour ses applications de plastique fort et transparent au ciment (dispositif assez au point qui illumine les murs de cette ville lesquels en ont bien besoin – ces images-là devraient être remboursées par la sécurité sociale) (ce que j’en dis) En voilà sept d’un coup (comme le petit tailleur) (y’en a que six, dommage…)

le fond de la montre est assorti au béret et (limite) à la chemise (non, le pull camionneur), l’index droit indique le centre de la Terre, j’aime assez les lunettes et le petit sourire, mais je ne distingue pas ce qu’il porte dans la main gauche (n’importe)

standard (à ce que j’en dis : j’imagine mon attitude, ma posture, mon vêtement : c’est presque tout moi) (blanc, assez âgé, à peine souriant) fond quadrillé, plume au chapeau… Bof, pas sûr, non…

cesont des types , les mocassins blancs ? l’écharpe ? le cheveu blanc aussi ? Pourquoi pas, il porte une alliance à l’annulaire gauche et une petite poupée à l’index de la même main, il sourit, Paris ? Peut-être…

deux jumeaux, trois lampes du métro,  mais au dos ou dans les poches lunettes de soleil mais c’est la nuit, pensé-je, dreads ou bien  ? Peut-être…

sourire – on se croirait sur l’île de la cité – on y est sans doute – le chapeau léopard le filet en forme de sac à main, parisienne

et ce sont les deux derniers de la liste, je les vois bien à Londres, chapeau excessif sans doute mais assez joli tout de même, ils sont peut-être frères, se ressemblent en tout cas. C’est fini.

Il n’y en a que six, je ne reprends pas là-haut, c’en est fini; pour moi, il me semble sans avoir fait le compte (c’est un tropisme professionnel, il ne faut pas en vouloir au rédacteur) qu’il y a plus d’hommes que de femmes, plus d’adultes que d’enfants ou de vieillards, mais on est dehors puisqu’on revient dans la rue, on est à Londres ou à Paris – ailleurs aussi – , je ne sais pas bien, je n’ai pas trouvé d’autres éléments d’informations sur cette exposition (je n’ai guère cherché, je reconnais) mais en tout cas, les portraits qu’on nous donne à voir nous renseignent avec sensibilité sur nos contemporains. Encore un fois, bravo.

B2TS (back to the street) une série pendant le week-end (le dimanche) de photos présentant des photos elles-mêmes collées sur un des murs qui ceint l’hôpital Saint-Louis, rue Bichat. Douze épisodes, qui regroupent donc cinquante trois clichés (bizarrement j’en avais compté un peu plus…) (il va falloir que je retourne y voir) collés sur un mur et qui embellissent la rue comme jamais (elle en a, d’ailleurs, bien besoin – tout au moins ce mur-là). Nos remerciements vont à B2TS, au Chasse-Clou qui nous a indiqué cette magnifique exposition, et à toutes celles et ceux qui ont suivi ce feuilleton.

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