Pendant le weekend

Carnet de voyage(s) #95

L’image d’entrée de blog est de Camogli, près de Gênes (2011), je ne parviens plus à changer ces images, depuis que le mac s’est trouvé fondu par l’incendie – j’ai perdu mes identifiants et je n’ai pas cherché à en retrouver d’autres… Les images qu’on verra ici prises tentent de rendre compte, sans doute, de quelque chose que je ne maîtrise pas – j’ai quelques images de salons de coiffure, que je dépose  à l’Invent’hair – j’ai depuis pas mal d’années maintenant (peut-être trois) des difficultés à faire des images de mes contemporains (elles se sont dissoutes, je crois que j’en ai peur), et ce voyage assez court ne m’a pas tellement permis de changer cette nouvelle façon d’être.  Je subis cette difficultés à Paris, tant pis, j’avance. Ici l’épisode de Nicosie, demain peut-être celui de Larnaca. 

 

 

Et donc peu d’images finalement, et pourtant qu’est-ce qu’on a marché… Déambuler, à l’ombre, lunettes de soleil et chapeau, les gens qui passent et vivent – surtout des vieux, quel drôle de tropisme tout à coup… Ici un barbier

il plaisante, et sourit mais je ne comprends guère (je comprends cette gentillesse, et elle est très souvent, partout, montrée par ceux qu’on croise, très souvent), je ne me suis pas fait raser (ça m’est arrivé, à Venise il me semble me souvenir ou ailleurs en Italie), j’ai marché dans les rue de la vieille ville, capturé ces spécimens assez courant (déjà remarqués et sans doute dans l’inventaire – #307)

– il est une ville neuve aussi hors des remparts qu’on voit ici derrière ce piéton

une ville neuve hauts buildings et commerces grandes marques (à gerber) (fermés et conditionnés, mais pas encore – comme à Paris – gardés par des cerbères en noir chemise blanches cravates noires et noirs de peau eux-mêmes) on n’en a pas fait de commerce là, tant pis, il faisait chaud, une trentaine de degrés, les maisons à vendre, nombreuses, les abandonnées par des Turcs chassés, sans doute, la partition de l’île passe à Nicosie, on passe un check-point on vérifie le passeport (les employés tout aussi amènes que ceux des aéroports – on a ri, on souriait absolument, sans doute étions-nous suffisamment occidentaux, j’imagine mais pas de photo de cet ailleurs non plus: dans cet ailleurs pourtant tout autant maisons abandonnés et décharges à l’air libre…), encore un vieillard

ces ocres et ces bleus, cette ville magnifique, qui commence, Europe aidant, à devenir restaurée, mais tant de maisons abandonnées, tant de tristesses de voir cette déliquescence… Les petits métiers d’ici, gardien de parking (3 euros la journée)

sous un arbre, les arbres oui, des êtres tellement beaux qu’ils n’entrent pas dans le cadre

on change pour le voir touffu et si beau

puis la nuit tombera, on s’en ira, des fleurs de bougainvilliers mais point d’images…

 

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