Pendant le weekend

Onze dix Cinq cent quatre vingt dix

 

 

on était derrière nos kirs avec apap, installés là à parler de vacances et de jazz lorsque, descendant le faubourg nous vîmes passer François Bon avec son casque blanc sur les oreilles, souriant, portant au dos son sac

un signe de la main, mais il ne nous a pas calculés, perdu dans ses pensées sans doute, on n’allait pas courir non plus, il y avait un peu de soleil, je travaille à la fermeture de la sas, cherchant un badge, traversant le nouveau centre commercial qu’il y a là – augmenté d’un complexe cinéma de douze salles peut-être (enfin l’horreur contemporaine des « malls » on se croirait gare saint-lazare, j’ai beaucoup de mal)

en (cours d’anglais) dvd « Une femme sous influence » (John Cassavetes, 1974) les seconds rôles tenus par la famille (les mères et les pères de Gena Rowlands et John Cassavetes y interprètent les mères et les pères de Mabel et Nick (Peter Falk)) magnifique mise en scène de l’incompréhension et de la déliquescence d’un couple qui se voudrait (surtout pour le mari) « normal » (froid dans le dos quand même)

revenant du Paris Rome, komboloï livré, trouvé « Venise est lagune » (Roberto Ferrucci, éditions la Contre-allée) (portrait à charge des bateaux de croisières qui défigurent et tuent la lagune aussi sûrement qu’ils dégradent l’espace, on y apprend que le nouveau maire (élu sur fond de scandale Moïse, berlusconien homophobe et xénophobe – quand même…) fait tout pour les accueillir au mépris de ces dégradations) (on apprend aussi que la troisième colonne devait être repêchée – elle reposait sous sept mètres de boue – on cherchera d’autres indications j’imagine) (où je mesure l’étendue de mon ignorance sur ce qui se passe dans cette ville-là) (et ailleurs aussi d’ailleurs)

Une image de la petite île de Poveglia (prise du Lido) qui a été au coeur de l’élection du nouveau maire (juin 2015) qui avait eu l’intention de la transformer en hôtel de luxe (qu’en est-il aujourd’hui, voilà tout…) (de la même eau : qu’en est-il du projet Moïse ?…pfff…)

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2 Comments

    Très jolie dernière photo…

    Elle m’a fait penser à la Pu(n)ta della Dogana, où le milliardaire PInault – qui navigue sans crainte sur le nouvel IFI – a installé sa collection d’art, dont il se pique, avant de venir squatter l’année prochaine la Bourse du commerce à Paris.

  • @Dominique Hasselmann : Merci pour le lien.Ces gens-là savent optimiser leur patrimoine, et à Venise, tout est à vendre… Brrr…

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