Pendant le weekend

Dix-huit 17 – 630

 

 

ça commence dans le métro -un peu avant au vrai : faire le paquet, aller trouver du scotch, remplir le questionnaire de rétractation (pfff quel vocabulaire de maçon – en même temps, il faut dire qu’il s’agit d’un document de la firme de la couleur de ses suicidés  – qui furent une mode pour un type, tu te souviens la classe du pédégé CEO ? la grande classe) je renvoie donc par la poste (10 euros, merci bien) le portable qui ne me convient pas et j’en profite pour tester les images faites par l’autre (et moi, bien sûr) – un homme dort

on essaye le zoom (fois 4 dit l’écran, bien voyons)

comme un bébé, non ? Très bien, on  sort, on va à la poste, on fait son bazar (automate puis une postière accorte et drôle, on se marre on paye – carte sans contact tu vois le truc, bon enfin) on ressort et sur l’avenue ce type au sac rouge

dans les flous, feuilles mortes ramasser pelle tout le bazar avancer en âge et sur la rue on croise je crois que j’ai pris par le canal la petite rue juste avant la place (elle se nomme « de Soissons ») (comme le vase, voilà) l’eau, le monde les gens un type regarde un mur, moi aussi (je suis curieux) (bien m’en prend, souvent mais ça m’est spontané on me dit un truc, la question me vient pof je la pose : on la prend, on y répond c’est ainsi que le travail va) un cadrage de B2TS abîmé des jours entiers passés sur ce quai, ce mur, ce passage

il s’agit d’une image du quartier proche attaquée par le temps l’eau et le reste, que sais-je ? je vais déjeuner avec mon pote (filet mignon frites et chardonnay) très bien (encore merci), je reviens au turbin (forcément, on bosse, depuis je ne sais plus quand – le 21 octobre probablement – on bosse ( donc on bosse et on continue) (la vie est dure, le monde de même, ce matin un sms qui en compte quatorze (je crois que c’est dans le genre de 200 signes, soit 2800 dans le genre) des cinglées, une vraie catastrophe (le pire c’est que ça risque de lire le billet et que ça se permet de commenter, tu vois le topo, jt’en parle une fois mais c’est tout) peu importe je ne l’ai pas lu (inutiles et vaines) reprendre le métro, là croiser ce type qui va à l’office, j’imagine vu qu’on est vendredi

beau comme un astre… De retour derrière l’écran, entendre dire que Johnny est à l’article de la mort (ô funérailles…!) puis aller au SILO et découvrir le poème express de l’ami Lucien Suel, en faire un commentaire rosien (j’adore) (ce qui ne manque pas de sel, c’est que Lucien se trouve au même moment à Corbie – c’est un petit bled de la Somme near by downtown Amiens – et que l’ami du resto de ce midi y est né à Corbie, tu le crois ça ? Moi oui)

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2 Comments

    avoir envie d’imiter l’homme qui dort alors que je tente de prendre conscience
    papilloter devant les feuilles (chez moi on dit parpelager)
    et puis brusquement la beauté de la dernière photo

  • Aller droit à l’image…

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