Pendant le weekend

30 janvier 702

 

 

quelques images parfois sans point pour cause de passage trop rapide, manque de lumière ou autre (le gris nous sied depuis plusieurs semaines, hein) on craint la pluie, mais pas le froid (le plombier a changé le bazar sous l’évier, il souffrait – une cheville tordue m’a-t-il dit – en se relevant, éructant, un boulot d’airain, bravo j’ai fait il m’a dit c’est mon travail, en souriant) ça commence par un contraptonyme comme on les aime assez

(faudrait quand même savoir…!) qui se trouve pratiquement sous les yeux de cet exemplaire du félin, l’un des plus célèbres de Babylone (#bis) (il est déjà de la collection)

j’aime ce boulevard (Vincent Auriol, non, comment déjà, attends, Arago, voilà) j’ai le souvenir d’y avoir garé la caisse, un soir tard à la nuit, et d’avoir été manger du fromage et du pain, quelque part, par là (voilà plus de dix ans je crois que j’ai oublié : à ce propos, il ne se trouve pas de journal du jour pour 2008), j’avais rendez-vous, j’étais à l’heure, puis j’ai marché, descendu la rue, pris le boulevard, puis encore marché, en descendant, croisant Gay-Lussac, Cujas, Ecoles, puis un autobus

j’ai placé ces clichés dans un dossier intitulé Paris la crue (c’est un peu comme la neige, ça fait sortir son photographe)

ici sur le pont Saint-Michel, on y voit le pont Neuf, ça n’empêchera pas le monde de marcher

ici du pont au Change celui de Notre-Dame

ça charrie grâve

les gens l’eau le pont le bus

(parenthèse pour celles et ceux qui aiment les contrastes : ici la même dans les conditions de la wtf plage municipale de maçon

y’a moins d’eau, t’avoueras) puis j’allai retrouver l’auteur de ce livre que nous écrivons à deux /quatre mains, j’y fus, j’y bus, il mangea un sandwich au fromage, on a ri, je t’ai acheté à cette librairie dite de Paris (elle appartient à cette chaîne intitulée martingale, je crois bien – madrigale, pardon) un petit bouquin (policier, sans savoir, « Les noirs et les rouges » Alberto Garlini, c’est dans collection de poche de la chaîne) il y avait un type qui bossait au café en passant

puis l’appareil refusa de prendre une image de la choucroute (elle me remémore (cette ordure de) monsieur Thiers, ou le « Paris » de Milou Zola)

ces photos sont en format bizarre, faut que je voies, que je ne me laisse pas prendre par la technique, je fis la sardine dans le métro de six heures du soir (ah quel terrible six heures du soir), j’ai une cote flottante sans doute mais peut-être fêlée qui s’enfonça un peu sous la pression de ces contemporains (un mal de chien) ils se sont éclipsés à Barbès, et puis voilà le résultat

(c’est la gare…) la nuit tombe sur Paris, il faut travailler, il le faut

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3 Comments

    Paris tel qu’on le vit (y compris la côte flottante dans le métro – souvenir…) et le regrette un peu beaucoup à distance
    Et merci, j’ai appris un mot

  • Une côte flottante un jour de crue… logique ! C’est bien de se fondre dans l’environnement.
    Perso, je n’ai pas été passer dire bonjour

  • Pas mal, le oontraptonyme : vu, celui, non anonyme, concernant « Michèle Courapied, garagiste » !

    J’ai vu aussi la crue, et ta « côte flottante » semblait tout à fait logique dans le décor…

    Perso, je ne suis pas allé voir si le Zouave du pont de l’Alma avait de l’eau bientôt jusqu’au cou (il faludrai bientôt payer pour le prendre en photo, au train où vont les choses), mais cette catastrophe naturelle n’a pas eu l’air d’inquiéter outre-mesure nos dirigeants. On n’a même pas vu Collomb arborer des bottes en caoutchouc à Villeneuve-Saint-Georges.

    Un autre zouave dirige, à pied sec depuis l’Elysée, le flot étatique dans le sens du courant (libéral).

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