Pendant le weekend

21 février 723

 

 

voilà un long moment que je m’interroge sur cet état des choses de notre beau pays : ses centrales nucléaires, leurs emplacements, leurs puissances, leurs implantations (il s’agit aussi du bruit qui a couru sur la mise en  poubelle du site de Belleville-sur-Loire dont on a eu quelques échos, ici ou là – l’opérateur est discret, c’est le même qui nous indiquait les parcours fantasques des nuages dus à l’accident de la centrale de Tchernobyl – c’était en 1986 – il ne dit pas un mot sur la destination de ce site en lieu de dépôt des déchets – il ne fait que l’envisager, tu comprends bien – en même temps, la durée de demi-vie des déchets dus au MOX sont de l’ordre de plusieurs centaines d’années – dont 60 à 100 ans de refroidissement en piscine stuveux –  on ne va pas commencer à pinailler non plus)

cette image-là date du 14 de ce mois et ce fut une espèce de déclencheur (à propos de déclencheur, l’atelier d’hiver reprend – on en est fort aise, parce que justement, on entreprend quelque chose d’autre) et donc je me demande et trouve ceci :

ainsi que cela :

les sites (comme on dit) de Brennilis et de Marcoule sont à l’arrêt (fais-je de l’espionnage industriel ? les nervis de la firme vont-ils débarquer chez moi – ainsi qu’ils débarquèrent à Tarnac – pour m’inculper ? J’en ai parfois quelques suées, mais la curiosité est plus forte…).

J’entame donc cette petite série sur les centrales nucléaires dont nous disposons, ici, en ce pays des droits de l’homme et de la Lumière réunis.

Tapons par ordre alphabétique, puisque nous avons en magasin Belleville, prenons Bugey il s’agit de la centrale du Bugey (sans doute un lieu-dit, quelque chose – en vrai un territoire, il en un haut et un bas, et un petit, l’opérateur s’est saisi du nom, probablement pour faire local) mais déception immense

l’image est tramée (pixellisée comme la caserne qu’il y a porte des Lilas – suivez mon regard) (non mais il faut se protéger, voilà qui se comprend) (encore que se trouvera le cliché vu de haut – ce n’est pas non plus un secret tellement bien gardé, attribué par la firme (une autre) à Serge Rokita (c)

Puis, redescendant sur terre

ça vous a quand même une autre allure – c’est assez moderne disons, on passe à côté

froid dans le dos, aux os, la voie de chemin de fer pour disposer des déchets…

Vient ensuite Brennilis (abandonné à son sort, semble-t-il) (on trouve parfois « démantellement tellement dément » affiché lors des luttes – car il y en a eu, et d’autres et d’autres encore : l’opérateur a gagné comme ailleurs) de haut

de loin ((c)Antoine Colin)

et de plus près (photo datée de 2012)

Disons qu’on commence l’inventaire des centrales nucléaires ou des sites, disons.

 

Au journal de 2008 :

entrée libre, 24 février 2008, 11:51

Il y avait Nina Simone qui chantait « Mood Indigo » et le piano et les mots et la musique et le soleil et puis tant pis pour la rage et les pleurs, la haine et l’inconscience

 

 

 

 

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2 Comments

    Hulot n’en dort plus la nuit.

  • moi j’en cauchemarde – et tout ce que je lis et écoute avec insistance ne fait qu’aggraver les choses, la fuite en avant aussi et le piège dans lequel sommes parce que pour les maintenir en vie (et accroître les dangers et dégâts) ou pour les arrêter, démanteler (sans compter les déchets et la mauvaise décision prise pour une part) il faut tout l’argent qui serait indispensable pour développer autre source…

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