Pendant le weekend

4 mars 734

 

(ça fait plus de deux ans, là, les ordonnances, tout ça) (on continue quand même jusque Charlemagne peut-être) (j’en sais rien, c’est un autre monde)

Centrales 3 : stockage.

Le territoire de la commune de Mandres-enBarrois (représenté à l’intérieur du liserai rouge sur l’image) se présente sous la forme d’une espèce de bouteille, dont le goulot serait le bois Lejuc (c’est un « lieu-dit » qui n’est pas indiqué par le robot)

(l’échelle est de 2 centimètres pour un kilomètres) : c’est dans (ou plutôt sous) ce bois et cette part du territoire que ne s’installera pas (on l’espère, mais où sinon aussi… ?) la déchetterie française dévolue aux rebuts de son industrie atomique (florissante comme on sait). Le robot ne passe pas à proximité mais, en regardant sur la gauche de la commune, on discerne Bure (hier on s’est battu là-bas, on a fait donner la police et la gendarmerie pour protéger le site  qu’on avait fait évacuer il y a dix jours d’une dizaine de zadistes) (car ce territoire devient une ZAD, par la grâce et l’intelligence de ce gouvernement

) mais aussi le centre de l’ANDRA en Meuse -Haute Marne

On peut remarquer que, dans la signification de ce sigle ANDRA (acronyme partiel de « agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs ») : un coup des inconscients des communicants (après tout, ils restent encore humains…), ils ont laissé choir le mot « gestion » dans leur nom et cela veut dire exactement ce que que cette absence souligne.

A trois pas de ce laboratoire, ceci

cube de béton édifié par l’opérateur, qui sert à ses archives probablement enfouies pour les siècles des siècles

l’opérateur « INVESTIT EN MEUSE ET HAUTE MARNE », dit le panneau et en plus petit cette mention à se tordre de rire : « va construire un centre pour la conservation des archives industrielles un bâtiment haute qualité environnementale très basse consommation en énergie ». C’est beau, c’est grand, c’est légitime (mais d’un cynisme…)

Dans le laboratoire, on nous offrira une exposition : sur les déchets ? la conservation de ceux-ci ? les estimations de demi-vie des éléments radioactifs ? comment on envisage de traiter ce problème ? Euh… non

sur la forêt et les animaux qui y vivent encore…

Que dire, sinon que nous sommes en de bonnes mains ? Un numéro des centrales qui sera suivi par celui consacré à de Flamanville (comme feuilleton, je préfère B2TS, je ne te le cache pas) : ce paysage est-il encore le notre ? La Hague, les centrales, les tranches, les déchets, bienvenue dans le monde contemporain… (Alphonse Allais : « Ne nous prenons pas trop au sérieux, aucun de nous ne survivra ») (hum…)

 

au ciné « Winter brothers » (Hlynur Palmason, 2017) éprouvant, esthétisant, sans scénario (ça fait beaucoup) (on voit des hommes nus, si ça intéresse…) bof OSEF complètement (dommage) (ça fait trop)

 

 

Share

2 Comments

    Si on va sur le site de l’ANDRA (on est dans de beaux draps !), on voit que le Président du C.A. vient de démissionner le 1er mars, sans doute par crainte de prendre le bouillon.

    On attend avec impatience que ce bois Lejuc (qui « appartient » à l’ANDRA…, en dépit de toute contre-expertise juridique) voie continuer à proliférer la faune et la flore que les constructions cubiques (et non cubistes) et agréablement intégrées dans le paysage champêtre ne devraient gêner en aucune manière.

    « Agence nationale » : on pourrait y mettre le siège de « Pôle emploi », cela ferait de la place pour ceux que l’on traite avec un Code du Travail « allégé » (on est bio ou on ne l’est pas, comme dirait l’autre hurluberlu).

  • m’agacent un peu les journalistes qui ne parlent que des manifestants de passage, de la lutte avec les gendarmes, qui importe mais est l’écume
    je me demande comment on pourrait soutenir l’IRSN qui pour le moment n’est pas du tout, d’après son directeur la semaine dernière décidée à transmettre un avis favorable à l’ASN pour une autorisation (de toute façon la – je-ne-sais-plus-comment-cela-s’appelle, prestataire de l’ANDRA – doit remettre un nouveau projet complété et corrigé pour la fin de mars à l’examen, ledit examen pouvant entraîner de nouvelles demandes) soutenir l’IRSN et l’ASN soumises à telle pression du gouvernement et des entreprises nucléaires pour qu’elles restent fermes (faiblissent parfois et difficile de leur en vouloir vraiment compte tenu de ce qu’elles supportent, y compris en manque de personnel suffisant)