Pendant le weekend

11 avril 772

 

(malade) (mais travail quand même) (pas si malade que ça donc) (j’y tiens pas) (cependant perdu mon trousseau de clés, une vraie catastrophe : il se trouve peut-être dans le bunker, faut que j’aille voir, j’y vais je reviens) (catastrophe : il y a quelques semaines, j’ai déjà perdu les clés de la voiture – et du grenier-, et puis j’ai oublié : cet incendie , ça a été trop pour moi, je ne m’en sors pas) (acte réussi ? mais dans quelle mesure ? dans quelles circonstances ?) (« comme quand ma mère sortait le soir » disait Lama)

(on voudrait juste partir : c’est réglé – enfin presque – pour les vacances de l’été, ça fait une douceur dans le lointain) (la lecture recommence par les vagues de leurs désirs) (pour ma part, je ne pense qu’à partir – avec toi, évidemment)

une des plus belles images du robot (et puis la puanteur de la lagune aussi, le choléra de « Mort à Venise » (Luchino Visconti, 1971), les rats, la mort prochaine etc.) (faire dans l’oxymore, l’attirance des contraires, etc.)

manqué au cinéma la séance avec Stéphane Mercurio présentation de son film à l’espace Saint Michel, hier soir « Après l’ombre » mais tant pis, malade (je me soigne t’inquiète)

et puis cette image volée aux rêveries calendaires, un Primo Levi sur le balcon de sa maison, je suppose, de Turin

5. la pluie, 12 avril 2008, 00:07

tout à l’heure, la terrasse, et presque d’un coup la pluie : on est entré dans le café temple d’or quelque chose en face du gibus, on a parlé et je suis parti voir ma tante : sur le pont Royal, un soleil des nuages et des américains qui se photographient

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1 Comment

    marché dans la désolation humide, avec la désolation des disparitions sur internet (mais plaisir de vous retrouver, merci de passer outre l’état de malade) en tentant de me persuader que j’étais plante régénérée par la pluie (besoin de mettre du soleil à l’intérieur, et de glisser un peu au dessus du monde) – et cette impression que tout se déglingue (moi ce sont, moins grave, des lenteurs de l’assureur et du banquier comme un petit agacement sournois pour accompagner la liquidation tranquille et inexorable de tout par nos seigneurs élus)
    sourions

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