Pendant le weekend

sur les pas 8

Il se trouve que les différents textes et images plus ou moins envoyés par les deux voyageurs sont effacés à mesure qu’ils arrivent sur le site de ciclic – je me disais « je vais relire le premier » : bernique. Je trouve cette pratique inqualifiable, c’est la raison pour laquelle j’ôte les liens qui renvoient au voyage sur le site du livre au centre – le minimum, c’est de prévenir afin d’affranchir les lecteurs (il fallait que le terme arrive, les deux écrivains se trouvent en Pologne, certainement – tant pis, je cesse).

 

La série sur les pas (dont on lira ici le huitième billet – eux en sont à 11 : on ne peut plus lire que des extraits des billets de 1 à 7 – les autres sont encore entiers) suit un tour du monde d’est en ouest effectué par Christian Garcin et Tanguy Viel (ou l’inverse) avec escales et sans avion.

 

j’ai noté ceci chez mr.Tanguy Viel :

« J’aime pour cette raison l’idée de la boucle que nous accomplissons, par quoi l’aller et le retour se confondent à chaque pas. Mais comme Ulysse aussi, tout ce temps loin de chez soi, tout ce temps en haute mer en quelque sorte, laisse se murmurer cette sorte de chant dont je ne sais s’il est celui des sirènes mais assez entêtant pour que l’horizon narratif sur lequel je crois m’inscrire quelquefois vacille et m’étourdisse un peu (…) »

et le lisant, il m’est apparu que moi aussi.

Quelques points de repère pris chez mr. Christian Garcin, et ceci aussi :

 » Nos regards, en somme, se seront souvent perdus pendant ce voyage – cette longue traversée plutôt, cette circumambulation terrestre et maritime d’est en ouest dont nous sentons l’un et l’autre depuis quelques jours (depuis que la date du retour se calcule en jours et plus en mois) qu’elle touche à sa fin (..)  »

me souvenant que cent font trente, plus trente et un plus trente, plus 9 et que nous y sommes presque (ils partirent le 13 avril, les cent jours, comme ceux de Napo 1, parviennent à leur terme le 21 juillet – un jour après l’anniversaire (quarante neuvième) des pas de l’homme sur la Lune) (quoi qu’il en soit, ce « cent » n’est, on l’espère, guère contractuel – mais allez savoir…).
Des gares donc, puisque le voyage est en train ici – celle de Novokouznetsk

qui m’a semblé apprêtée, je suis curieux c’est là mon moindre défaut, je regarde dans le temps ici, je regarde en octobre 2012

on distingue seulement (c’est un effet de style, bien sûr) les lignes rouges du bâtiment gauche cadre), puis en juin 2013

comme on voit les choses avancent – on a quelque fois l’impression que seul notre monde se construit, mais tous ces milliards d’humains font de la même manière avancer leurs bâtiments, leurs désirs, leurs volontés: la voici en 2016

(on a repeint ses barrières de sécurité semble-t-il) les gens aux semblables attitudes – ici là-bas ailleurs –

avec les enfants, les amuser, leur offrir un ballon jaune

s’il s’agit de Novokouznetsk, ce pourrait être un peu n’importe où – le soleil éclaire les yeux de tout le monde – sans exclusive – on aime à marcher dans les rues ombragées, grands arbres à perte de vue dans les paysages retransmis par le robot, qui parcourt l’immensité

qui semble la même pourtant – la Russie, le train et ses huit ou neuf mille kilomètres, nous voilà à Ishim, ici sa gare

une femme parle au téléphone, il fait beau, elle fume je crois bien

les trains toute l’année

il est certain qu’il doit neiger de temps à autre – cette image magnifique du train prêt à s’en aller

le voilà qui file vers l’ouest, le retour « à la maison » les jours filent et passent, il fait chaud ici, on se prépare à partir en vacances – on se téléphone, « tu prends quoi le jeu de tarot ou l’échiquier ? » quels livres, quels habits – et puis maintenant, le temps me pèse tu vois, maintenant, la fatigue… – sans doute pour aller travailler, peu importe – le train s’en va, quitte Ishim pour parvenir à Agryz (des villes comme on n’en a jamais vues, des noms qu’on ne prononce jamais…) et la gare donc

une espèce de superbe et de splendeur – des gens attendent, d’autres font des courses

les pastèques, les fruits, les bras nus et puis la neige

dans un sens dans un autre, remettre mes pas dans les pas des autres – se retourner et déposer ces deux images ((c)Zakhar Arbuzov)

il fait nuit sur Novokouznetsk, et la neige y est tombé…

Si loin… si proche…

La suite au prochain numéro (probablement la Pologne, si je comprends bien)

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2 Comments

    une brassée de souhaits tardifs pour cet anniversaire
    et un très grand merci pour le cadeau que vous nous faites

  • @brigetoun : merci..! (on était en retard, en vrai) (hey c’est quoi, un corbillon : une petite corbeille d’un genre masculin ?)
    @Dominique Hasselmann : le truc enfle on dirait une affaire d’Etat.

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