Pendant le weekend

16 octobre 960

 

 

Elle pleure dans la rue : « mais moi, jamais j’ai voulu ça » les larmes dans sa voix, elle est de dos, de bleu son dos, son jean, le type qui lui fait face a une tête de plus qu’elle, barbe sel et poivre et petits cheveux du même métal, il lui pose la main sur l’épaule.

Plus loin, une autre, grande blonde jupe courte chemisier de soie, beiges, embrasse son chéri sur la bouche, lui basketts barbalakon un peu hirsute, souriant puis : « elle me stresse, tu peux pas savoir » et lui, il sourit encore; ils passent.

Puis celui-ci , blanc, canne et chapeau (soixante quinze aux pelottes ?) qui tout autant passe (déjà croisé à Barbès il me semble).

Je les croise, à peine derrière, elle les cheveux frisés dans les blancs dans les gris, son compagnon porte une casquette et une veste dans les oranges, écossaise, elle dit : « mais elle, elle était avec sa mère qui était tyrannisée par son mari », je passe.

Chez l’épicier, j’achète un avocat, une demi-baguette, il fait doux, c’est Paris cinq heures du soir.

Une image du coin de la première avenue et de la soixante deuxième rue, à New-York je crois bien, je ne sais plus, j’ai vaguement le sentiment de regarder une image d’Edgar Hopper.

La cathédrale de Chartres, fin novembre on ira, avec Thierry Beinstingel si je ne m’abuse, parler de l’écriture, du blog, de l’AiR Nu et d’autres choses encore, pour clore la résidence d’Anne Savelli. D’ici là (comme dirait le wtf président), une bonne quinzaine de jours de boulot, la Toussaint, les brouillards et la pluie de l’automne (vu d’ici, on a l’impression que ça ne viendra jamais) (deux dents à extraire, toute une affaire : stress, douleurs, suées: quelle galère…).

 

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1 Comment

    La cathédral de Chartres floutée : mais oui, c’est une photo Google !!! 🙂

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