Pendant le weekend

46 novembre 1022

 

 

rien de spécial – sinon le froid et les désespérances (soutenir, sans doute, oui, et ne pas se laisser aller à croire que rien ne sert à rien) (dans les jardins d’Eole qui jouxtent les voies de la gare de l’Est, on distribue aux malheureux exilés haïs du pouvoir des petits déjeuners : des gens font des choses, oui) – préparer un chili con carne pour les amis (M. et D. plus A. et D.) (rien n’empêcherait de citer les prénoms des gens, personnages, amis – mais non) (je relis, il y a de l’indécence quand même, il me semble) (tant pis, c’est ma vie – nous étions six, il faisait chaud) – des images sans lumière je n’aime guère, donc peu, seulement celle-ci

extraite du « blow up » sur les apparitions à l’écran des réalisateurs, celle-ci aussi

il y avait aussi celle de Chantal Akerman, mais je l’ai manquée (c’est très masculin, cette galerie-là) (en réalité je n’ai pas le temps de me pencher sur ma table, de chercher, de regarder encore et encore – mes yeux fatiguent, mon désir s’amenuise, parfois coulent les larmes (ce n’est que la vieillesse), encore un quand même

– au fond, dans l’ombre floue c’est Jérémy Prokosch, le producteur – on ne la voit pas à l’image, mais elle hante le film (le titre, c’est un peu ce qu’on ressent pour elle, aujourd’hui : comme le monde change…) Camille Javal) (on parle par énigme, c’est bien) ici un portrait aussi, en quelque sorte

(au fond de l’image, la Défense, au premier plan, la Seine, entre elles deux l’ancienne imprimerie de tickets de métro) et puis le dîner où D. dit à un moment « pour moi j’arrête à la fin de la semaine prochaine » (comme le monde change, comme passe le temps, comme nos cheveux blanchissent, nos articulations se grippent, les douleurs ici ou là, s’échiner, continuer, encore et la pluie qui tombe) passait minuit, et puis la nuit

une dernière (don Luis clope au bec) (il faudra que j’indexe les comptes-rendus de la maison(s)témoin, un de ces jours).

Au cinéma Aga (Milko Lazarov, 2018) toujours la même vieille histoire, ridée, dans le froid de la Sibérie (une mine de diamants – au fond du trou,toute la lumière de l’univers et des étoiles) : pas si pire, mais enfin…)

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2 Comments

    Hitchcock, le roi du « cameo » (un cinéma portait ce nom à Valenciennes)…

  • je vieillis (plutôt = je suis vieille) et plus je vieillis plus j’entends parler de jeunesse et plus la société n’est que pour les gens murs ou commençant à devenir rassis

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