Pendant le weekend

Sur le bureau #41 Carlos G. 2

(on va tenter de faire suivre les choses de mois en mois : ici durant le mois de décembre – cet article – ce post – ce billet – fait suite au précédent, lequel entamait une petite série qui a l’ambition de présenter les images posées sur son site par un quotidien (virtuel) concernant ce malheureux prisonnier des japonais, et d’en recenser les titres – désormais (aujourd’hui, le 24 janvier 2019) Carlos G. a remis sa démission, semble-t-il, à son conseil d’administration – celle-ci a été annoncée par un ministre des finances hautain et perché sur un mont suisse dans cette belle bourgade de Davos – réunion où il côtoie (son minuscule chef de cordée a décliné l’invitation) d’autres éminences dans son style du « monde des affaires » – on peut avoir une idée de ceux-ci dans les billets consacrés à ces altesses en maison[s]témoin – ici et .

Nous en sommes là mais la plupart du temps, en fin d’article défilait une vidéo intitulée « Quand CG. défendait son salaire » en voici quelques images fixes (la vidéo débute par des images fixes, puis montre le Pédégé d’alors discuter avec une brosse à reluire) : ici la première image

l’homme a l’air heureux, content de lui, sans cravate cependant mais souriant (détendu, donc); puis vient celle-ci (moins amène)

explicatif – ensuite (dubitatif ?)

en tout sans rire (cravate bien coiffé comme il se doit, vague truc à la boutonnière), puis gros plan

(ça commence à l’agacer, semble-t-il) – ça va suffire – il revient assis sur un fauteuil devant un modèle réduit – mais gros quand même – on ne se marre toujours pas)

en terme d’ambiance, sauf la cravate sur un embonpoint d’assez bon aloi (?), on se retrouve presque dans la première image – puis viendront les images animées

G. enmicroté qui attend qu’on le laisse causer, j’imagine, puis il répondra aux questions (éludant évidemment les réponses, sur son salaire)

l’image vieille d’un an – la neige, la cravate au rencard, le pull col en V (fait pas si chaud) et le sourire (enfin presque) aux yeux surtout. On disait que, du Capitole à la roche Tarpéienne, le chemin n’est pas long – eh non… ce matin (jeudi 23 janvier) le conseil d’administration de la firme française de l’alliance (comme ils disent) vient de démettre CG. de ses attributions (c’est l’inverse : c’est lui qui a donné sa démission – on aime cette hypocrisie dans ces sphères – on négociera son salaire ensuite – quelques millions, allons – en 2017 on a parlé de 7.25 millions d’euros, soit quelque chose comme 500 fois un smic – laisse…).

Début décembre (le 6), un portrait (uniquement pour les abonnés) (so sorry – je n’y suis pas) illustré cependant par cette image du « magnat » (tycoon, seigneur, capitaine d’industrie, tout ça c’est à ranger au rayon des accessoires aujourd’hui) et titré « CG: L’ambition, l’argent et la gloire jusqu’à la démesure » (une affaire qui marche sur des tapis rouge, probablement à Cannes, je ne sais pas bien mais l’effet cinéma assuré) une des seules images où il pose avec madame (Carole de son prénom, deuxième épouse du conquistador – elle a écrit au minus le 10 janvier mais les tractations se font désormais en coulisse comme on sait – elle a écrit, ainsi que ses enfants, à l’organisation non gouvernementale « Human Rights Watch » pour alerter sur les conditions défavorables auxquelles son nabab de mari est soumis en prison – et les égards, alors ? )

En décembre, l’homme se défendait et voulait sortir de prison (appel à un avocat de renom, japonais en diable) – le titre de l’article « Motonaru Otsuru l’implacable « confesseur » de CG » (8 décembre)

Takafumi Horie qu’on voit là a été convaincu de fraude fiscale (deux ans de prison) (n’y pas voir une allégorie (facile) du journal serait aveuglant quand même) mis sous les verrous par le type de gauche (sur l’image, reste calme) qui défend notre Carlos aujourd’hui (connaissant « admirablement les rouages de la chaîne judiciaire nippone » jt’en flanque mon billet).

Le 10 décembre, « CG. mis en examen au Japon, une procédure entamée contre Nissan » – dramatisation peut-être ? son bras droit au Japon, Gregg Kelly est lui aussi mis en examen et en garde à vue –

drôle d’image (de 2012, voilàsix ans quand même : on illustre comme pon peut hein) , une espèce de goule, de lépreux, enfin une sorte de condamnation avant-coureur, il me semble (cravate micro prière et le sigle qui couronne le bazar).

La firme au losange doit faire savoir qu’elle tient le cap : ici « Renault veut rassurer ses salariés » (décembre 18)

Carlos reste en prison, en tout cas : « Bataille judiciaire autour de la libération de CG » du 20 décembre

Le truc est suivi, pas que par moi (ou vous lecteurs-trices) apparemment – encore que le soufflé aujourd’hui risque de retomber, pour laisser aux oubliettes un ex-pédégé amaigri, ceinture en corde et chaussures en plastique réglementaire en prison…

La suivante (du 21 décembre) :

L’avocat en question, Motonari Hotsuru (avec cheveux blanchis sous le harnais de la défense – douze ans après la photo précédente), n’a pas réussi à négocier la sortie de son client (Noël approche pourtant…) : son adjoint, lui, en sera écarté le 25

Déjà posée, celle-ci du 18 décembre « CG. abus de confiance aggravé » dramatise un peu plus…

qui signifie clairement « chutt » cette fois. Avant cette libération de Kelly, pour celle de CG. c’est non (22 décembre) : « La détention de CG. prolongée de dix jours »  (même s’il se défend, dirait-on, on ne veut pas l’écouter) (peut-être une ombre d’inquiétude, ou n’est-ce que le contexte ?…)

La suite pour finir le mois, de cette liberté des oiseaux, tandis qu’à l’arrière plan, la prison dans laquelle croupit sans doute l’ex-prince du losange (image de stock, libre de droit je crois)

Dramatisation… (il est bon de rappeler, tout de même, que dans cette histoire, il n’y a pas mort d’homme, sinon ceux de Guyancourt – le cost killer a aussi (et pas avec le dos de la cuillère) foutu dehors plusieurs dizaines de milliers de personnes, mais les marchés veillent et les actionnaires, eux, sont grassement rétribués – d’autant plus qu’il en fait lui-même partie, avec stock-options quand il sera foutu dehors… – un des enjeux du capitalisme sans doute serait de pratiquer une éthique (sociale, écologique, financière) d’acier : seulement, on sent bien ici que l’autocrate Ghosn a chuté de fait de ses propres errements (bride sur le cou, coups de gueule et aucun état d’âme, légèrement aidé, sans doute, mais les faits étaient là, quand même) (on verra en janvier tout un linge sale qui, comme par hasard, ressortira à mesure que les charges s’alourdiront et que le type sera convaincu de fraude : il encourt, dit-on, une quinzaine d’années de prison…)

La suite au prochain numéro.

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3 Comments

    et le regardant de photo en photo on se dit que le pouvoir et l’argent ne donnent vraiment pas le sourire

  • Sacré Carlos ! Certaines estimations concernant les sommes dont il pourrait disposer pour une « retraite » (du Japon) somme toute assez confortable font état de quelque 25 millions d’euros… De quoi s’acheter une Jeep pour changer de marque ! 🙂

  • @brigetoun : ou n’est-ce que le message que veut faire passer le journal ?
    @Dominique Hasselmann : certains vont jusque 30 – mais peu importe,l’homme aura maigri… (merci pour le café !)

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