Pendant le weekend

3 février 1070

on ressent comme quelque chose – c’est lorsque la lumière commence à poindre vers huit mais qu’elle ne disparaît pas vers cinq – je n’ai que quelques images à produire – que fait-on ici ? du bénévolat ? de l’entre-soi ? est-on réduit en esclavage ? repérer ses pratiques et tenter de s’en défaire…

image trouvée à Komsomolsk-sur-l’Amour

difficile de croire à un montage, manque le bruit : c’est ce qui étonne dans l’attitude du jeune type en orange surtout : on se boucherait les oreilles si , non ? il s’agit pourtant d’un meeting aérien – d’autres images avec des gens partout sur le même registre – OSEF complètement certes – les images qu’est-ce que c’est ? il y avait cette conférence sur les photos de dinosaures à l’école des hautes études sciences sociales qui fait aussi la part belle à la retouche mais explique la réalité d’une certaine science (décrire le passé et essayer de le comprendre) ici le cimetière du père Lachaise

on se demande sans cesse ce qu’on est en train de faire, on capture quelque chose, et puis le quelque chose se dissout (cette photo est ma préférée, bizarrement : c’est qu’elle m’évoque des souvenirs – à la fin du siècle dernier, le dimanche matin aussi bien, le ciel avait des couleurs étranges et on se demandait si la projection du soir aurait lieu car il fallait travailler et s’enquérir de choses et d’autres – c’était l’atelier d’été tout autant mais je n’y travaille pas – d’ailleurs je ne travaille pas tout court, ou à peine ici

je n’ai jamais loué de transat non plus que pris de couverture – j’en avais demandé la licence à mon commanditaire – le type chantait dans la chorale plus prenait des cours de tango plus achetait du riz en gros à Stal – on en aurait à raconter inutilement sur les gens – il me l’avait accordée mais je n’en ai pas usé)

on ne s’assagit pas – je ne vais plus aux manifestations depuis celles contre la loi travail (ni loi ni travail) : j’ai lu dans mon mensuel favori ce que je savais déjà, ie comme on dit en bas de page que l’actuelle ministre du travail disposait d’un patrimoine conséquent ( de l’ordre de 7 millions d’euros) et qu’elle avait été directrice des ressources humaines d’une grande entreprise de laitages (ce poste lui va comme un gant) – mais mes contemporains continuent, occupent des rond-ponts, défilent dans les rues le samedi : machin ne peut pas comprendre tandis que son ex-bras droit sécuritaire s’enfonce dans l’immondice et le parjure : l’odeur des égouts de la république,cinquième du nom)

j’aspire l’air du Tage (il paraît qu’Antonio Lobo Antunes nous a sorti un livre – il en a quand même commis vingt sept je crois bien – il y a une joaillerie dans une des rues du quadrilatère de Lisbonne qui porte son nom (sans le Lobo toutefois) une image qui lui est dédiée (comme à Antonio Tabucchi et son Pereira qui prétend à longueur de chapitre)

c’est le Tage, rive droite et Doutor Pereira peut-être

au cinéma In my room (Ulrich Köhler, 2018) scénario catastrophique (la science fiction, on l’aime pourtant mais là… au secours !!)

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3 Comments

    Belles inscriptions relevées : le président des Jeunes lycéens (UNL) s’est pris une balle de LBD-40 hier dans le pied, place de la République.

    La répression, c’est ça, le « Grand débat national » à armes égales…

    Et le Conseil d’Etat, à la botte « en marche », a avalisé cette ignominie.
    .Son vice-président (qui en est aussi le président) s’occupait avant de réglementer le marché des télécoms.

  • c’est ça la réforme politique, le monde nouveau, des ministres sans expérience politique mais venu de la « société civile » et donc une ministre du travail ayant fait preuve de ses « compétences » ou de son pouvoir de nuisance comme DRH de Danone (ont tous des passeports ou casseroles de ce genre)

  • Antonio Lobo Antunes sera à la librairie Compagnie mardi qui vient (le 6 février donc) à 18h30 pour parler de ce nouveau livre

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