Pendant le weekend

5 mars 1098

la chanson « Fallaste Corrazon » un peu comme celle titrée « Fado portugues » un peu des merveilles qui tournent, même quand, tout à coup, vers 3 ou 4 (c’est une habitude) je me réveille (le bain portugais de ces jours-ci, modéré de saisie immodérée) ici les pavés de la rue Montorgueil (il y manquera le point, tant pis) qui tente une imitation des rues de là-bas

reprendre le harnais ? le joug ? mettre au point l’enlèvement du canapé (assez bon état, peut servir d’appoint, 160x80x80 marron foncé :à donner si on vient prendre – Paris 19) (c’est l’annonce sur le site) (qui veut n’hésite pas) (même jeu avec les enlèvements d’encombrants : si ça peut servir à quelqu’un) (je me souviens des années de cinéma où on cherchait ceci cela qu’on allait louer rue Amelot ou rue de Turenne)

au ciné Santiago, Italia (Nanni Moretti, 2018) une merveille (documentaire, 1 heure 20, peut-être mais merveille quand même) le moment où le Nanni indique au militaire « je ne suis pas impartial » a quelque chose de vraiment précis (on pleure, on se souvient de Victor Jara (mains cassées à coups de crosse, 44 balles dans le corps pour l’exemple), et de Quilapayun au théâtre de la Ville – ni oubli ni pardon – où en sommes nous, aujourd’hui, sur la Méditerranée, où meurent par dizaines ou centaines ces humains ?) (on se souvient tout autant du film de Chris Marker L’ambassade (1973) (« ceci n’est pas un film, ce sont des notes prises au jour le jour… ») (ça ne finira donc jamais)

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3 Comments

    non ça ne finira pas
    ni, heureusement, l’espoir-illusion de pouvoir y mettre fin

  • Oui, excellent film, avec un Moretti toujours engagé et un un plan final qui dit tout (contrairement à la critique du « Monde »), le stade, l’ambassade comme île pour les « réfugiés »…
    Première fois que je vois un Gian Maria Volonté si jeune, avec ses cheveux longs, lors de ce meeting qui tient si chaud au cœur.

    (les pavés de la rue Montorgueil sont une des rares traces d’authentique dans ce lieu avec une trace de poésie)

  • […] – on aime le réalisateur, on aime sa manière (il est apparu dans un film de Nanni Moretti, « Santiago Italia » qui est aussi une merveille) – c’est toujours la même histoire, je le crains : la […]

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