Pendant le weekend

10 avril 1036

il est des jours où on ferait mieux de s’abstenir d’aller au cinéma (hier soir par exemple, à la séance de vingt heures – trois euros cinquante – au cent quatre de Pantin) mais tant pis, ce qui est fait est fait. Travailler alors ? Les mains d’or de Lavilliers, le souvenir de cette usine-là

le balai, l’extension il y a cinquante ans de ça – un demi-siècle, qu’est-ce que ça peut bien faire ? le truc a fermé, le monde tourne très mal mais quelle force lui opposer ? quelle attitude, quelle possibilité ? – je préfère sortir, je préfère penser à la mer

c’est une image de Faro, au loin si tu regardes bien, en dépassant les Açores et laissant à ta gauche l’archipel du Cap Vert ( et son ex-bagne de l’ordure Salazar) tu arrives au Brésil (on ne peut se tourner nulle part, partout sévit cette peste brune qui revient) (est-elle jamais partie?). Bon , alors continuer… Ce soir il y aura lecture à la Petite Lumière (c’est dans le 14, juste à côté de Denfert, juste à côté de Daguerre, juste à côté de la maison rose de la Varda) par Anne Savelli (collectif L’aiR Nu) de quelques pages de son ouvrage « Décor Daguerre » (part du triptique La Fayette et Dita Kepler). C’est à 19 heures (14 rue Boulard, 14°).

au cinéma Synonymes (Nadav Lapid, 2018) consternant et pathétique (Ours d’Or à Berlin, c’est pour dire) (pourtant, un type qui se prend pour Napoléon ne peut pas être tout à fait mauvais)

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2 Comments

    oui, puisque n’y pouvons mais… garder espoir de creuser pour chercher de quoi soulever le poids du mal sur le monde selon Didi Hubermann – enfin en gros – à la fin de son dernier livre et prendre appui sur le rêve et la beauté du monde

  • Pourquoi « lapider » ce cinéaste (plusieurs personnes que je connais l’ont trouvé excellent, pas encore vu), son « Institutrice » était plutôt envoûtant…

    Brésil, Italie (Castaner adore Salvini, on dirait)… oui, il faudrait rester en mer et ne jamais accoster – sans faire naufrage.
    entretemps.

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