Pendant le weekend

Lundi 15 juillet 1132

 

 

à l’heure où j’écris ces lignes (dimanche 15h)

on croise des gens – les avions ont-ils survolé la plus belle avenue du monde (on ne met pas de guillemets, ni de majuscule tu remarqueras, mais cette prétention, cette fatuité « commandement militaire de l’espace » – pathétique…) ? – comme il faut bien travailler

croisée avant-hier – il y avait bal sur une petite place de la rue des Pyrénées (sans image) (celle du robot la montre à son état normal

la place des Grandes Rigoles) (dans le 20) avait lieu un bal-concert animé par les Bellevill’cats ( rock’n’roll sympathique) (batteur assez acier trempé) on a sacrifié au rite de la danse (la Bastille, les têtes au bout des piques, la terreur le petit caporal Arcol l’empire et tout le reste) (on fait dans le stéréotype) il y avait assis sur ce banc-là

un type noir (entre autres) assez éméché, chapeau veste petits pied-de-poule et un autre qui gesticulait (très très gris) casquette lunette soixante cinq piges, qui vient s’installer – la scène se situe à peu près devant l’arbre qu’on voit là éclairé – ils boivent et commencent à vouloir se foutre sur la gueule, obligé de les séparer, le type est parti s’ébattre ailleurs, le noir m’a remercié quand je m’en suis allé – mais je ne sais pas de quoi…

Croisement devant des petits métiers

(gilets jaunes : 35 éditions; je n’oublie pas Zineb Redouane, ni les autres actions ignobles directement imputables à ce gouvernement) puis sans croisement

ça bosse la semaine – le week-end je ne sais pas mais moins j’espère – depuis que je bosse, j’ai pratiquement toujours travaillé le week-end – c’est sans gloire mais ça laisse du temps la semaine – les études, puis le reste du monde – samedi j’y fus – et un de ces dimanches aussi –

un autre sur le boulevard – tandis qu’il fait frais, nuageux, bruits de bottes et d’avion – quatre dans l’autobus quatre huit

quatre couleurs de peau – et après ? il fait chaud, il fait doux, l’atelier vient d’accoucher de cinq travaux herculéens, un peu comme dans le monde, la vie courante, quotidienne, normale, il faut trouver son objet – décliner suivant ces lignes ces autres, et en terminer avec son définitif – si j’ai bien compris – c’est lundi, on recommence, on n’en aura donc jamais fini – j’en termine par cette image prise au canard parce que l’immonde secrétaire au travail étazunien et son mentor peroxydé sont rattrapés par leurs moeurs abjectes – mais ça a le pouvoir : on ne fait rien on laisse s’éteindre on ne peut rien faire… Ici l’une de l’équipe des championnes du monde de football, Megan Rapinoe (qu’on félicite)

 

 

 

 

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1 Comment

    j’accompagne et salue chaque mot

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