Pendant le weekend

Mardi 6 août 1144

 

 

les 6 et 9 de ce même mois, il y a soixante quatorze ans d’ici,  Hiroshima et Nagasaki – des noms qu’on n’oubliera pas, mon amour – nous autres peut-être – on s’arme, on tue, on se prépare – un tour en campagne

il est neuf du soir – une torpeur générale s’est emparée du pays, les gens bronzent sans doute, lisent des best-sellers ou des longues traînes – les paysans paysent toujours, c’st le coup de feu, bossent jusque pas d’heure – il fait doux, il fait chaud, on revoie la famille – on part on rentre on revient – neuf heures du soir

retravailler un peu, préparer les travaux, le voyage – on partira on reviendra – « il ne veut pas se soigner », les regards entendus, les rires, le taboulé et les salades, les enfants alors, ça va ?- et toi comment ça se passe ? – les autos garées dans le chemin, à l’ombre du cerisier – le soir la nuit des étoiles filantes (pas vu une seule) les courses à la bérouette, le chemin, les travaux de la chambre du fond, tailler les haies, nettoyer respirer – il vaut mieux travailler, mais il n’y a rien à faire ça ne veut pas venir, le travail sur le seuil du réduit où il fut emprisonné cinquante cinq jours j’essaye tu sais mais non, ça ne veut pas – je continue, n’importe, de la musique, un peu de La maison Nucingen un peu de Lol V. Stein

en dvd Rapt (Lucas Belvaux, 2009) (on hésite entre vulgaire et grossier)

Les choses de la vie (Claude Sautet, 1970) merveille (Léa Massari : un rôle magnifique qui lui va comme un gant)

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1 Comment

    et rue Pasteur on étendait le linge avant de s’asseoir sur un transat pour le regarder dans le calme d’une cour

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