Pendant le weekend

Sur le bureau #49 G.8

 

 

(Âmes sensibles s’abstenir : dans la suite,vingt images où le cost-killer aux chevilles d’argile est omniprésent)

 

 

Ce n’est pas que ce soit fastidieux (l’homme est insaisissable…) mais le feuilleton continue (onglet à droite) et pour m’y attacher, je fais preuve quand même d’un certain entêtement. Car il est suivi au titre qu’il a débuté le lundi (19 novembre 2018) suivant l’acte 1 (comme ils disent) (17 novembre 2018) des gilets jaunes – ceux -ci, ce samedi, en sont au soixante quatrième, toujours vivaces, ronds-points et inter-connaissances quoi qu’en disent les pisse-copie (on ne va poser un pluriel, mais cependant la corporation a quelque chose d’utile – je ne dis pas d’enviable) – Carlos Guyancourt s’est réfugié dans sa Beyrouth plus ou moins natale (il est né au Brésil, d’accord, mais enfin, Beyrouth est un peu comme Paris – ou Versailles – ou Guyancourt – : une seconde patrie, un giron, un refuge, une mère…) à la fin de l’année dernière, on en a su les déroulés pour tout le monde et la vulgate qualifiés de « rocambolesques » (ça vous a un petit charme désuet, n’est-ce pas).
Or donc l’ex-pédégé de l’alliance allait s’exprimer le 8 janvier et comme son cas est sans doute exemplaire (un type recherché par la justice japonaise pour un certain nombre de délits) – après avoir jeté aux chiens l’aumône de plusieurs centaines de milliers de dollars (quinze, je crois) – cet abandon m’a fait penser à celui du cintré mais jésuite pour ses droits à la retraite du poste qu’il occupe – la presse s’est emparé de la suite dès l’avant veille (le journal daté du 7 paraît le six après-midi, tu sais bien) (encore que celui que je consulte ne paraisse que sur internet).
Il s’agit d’étudier, sur le long terme, la façon dont est illustrée cette fuite éperdue en avant (j’interprète évidemment : les journalistes, comme moi, glisseront aussi, on le verra, sur la pente du cliché)

 

On commença par avoir droit à la technique japonaise (le 2 janvier2020) (perquisition à l’ex-domicile de Tokyo (bizarre ils ne portent pas de gants)

Puis (toujours le 02-01-2020) on s’interroge (légendée : « après la fuite de CG, au Japon critiques et interrogations »)

ce « principal responsable de la défense de CG » jettera l’éponge dans deux semaines – pour mémoire. Il répond aux questions ensuite (forêt de micros, sans cravate cependant comme précédemment : l’homme est lui-même surpris) (photo intérieure)

La ministre de la Justice japonaise dispose aussi d’un assez fort contingent de ce dispositif (plus rangé, certes, et plus homogène – on fait dans le droit – le 5 janvier 2020)

Non, décidément cette fuite-disparition-évasion n’est moralement pas soutenable.

On s’interrogera (sans trop d’image, le 3 janvier) sur les diverses possibilités matérielles qui prévalurent à cette évasion

Des choses apparaissent (sans images) – le mode opératoire est décelé (masque/casquette/lunettes sûrement de soleil/train Kyoto/caisse de musicien-aéroplane escale Istanbul – re-aéroplane Beyrouth), les intervenants identifiés (mais les deux barbouzes ont disparu) (on trouvera bien quelques lampistes en Turquie pour faire mesure) le budget approché, étendu, entendu.

En France, la secrétaire d’État auprès du ministre des affaires étrangères (chargée des affaires européennes certes, mais enfin) dotée d’une clairvoyance digne d’une diplomate prudente et chevronnée a laissé tomber ces jours-là qu’il ne serait pas extradé (la classe) s’il venait à passer par la patrie des droits de l’homme : lequel a l’air plutôt satisfait (CG ne sera pas extradé s’il vient en France)

ici l’image date de plusieurs années – fait partie du même stock que celle-ci (déjà posée à l’épisode précédent) un peu différente approchée

Sortie qui fut ensuite ou dans le même temps tempérée (cette équipe gouvernementale a décidément énormément de prestance – à l’internationale, jt’en parle même pas) (les photos précédentes ne datent pas d’avril 2019; la suivante, si : à ce moment, CG sortait de prison – les masques des afficionados japonais et encasquettés indiquent cependant la posture qu’entend tenir la France – du moins l’état de déréliction dans lequel il est, le bougre, en image, tenu (par le journal, sans doute aussi); l’image, en date d’avril 2019 quand il est exfiltré (c’est pas mal, ça, exfiltré) de prison après le dépôt de la rançon de garantie de la caution (voilà) – le titre : « le soutient compté de la France à CG » (on a compris)

puis cette image (intérieure du « soutient compté »)

datant de leur superbe (c’était le bon temps).

Le voilà donc arrivé à Beyrouth. On attendra le 8 janvier pour le revoir de chair et d ‘os (il paraît qu’il aurait regrossi) (je divague) le voilà qui arrive sur les lieux de son opéra comique dédié à la presse

légendée « l’ancien patron de Renault Nissan arrive pour sa conférence de presse » (on les croit sur parole : il doit être dedans, sans doute…) (Maserati quatroporte prêtée par un de ses copains) (ou son avocat) (la légende de l’image « les journalistes se pressent… » : il tombe des cordes, faudrait pas non plus exagérer, ils sont six…) puis intérieure :

(sans auteur) – plus loin

à votre avis ? un lion (comme Peugeot ?) (en dessous en miniature comme lui – c’est la une  – cul et chemise – Staline et son homologue turc innommable – euh, non pas Stal, non – enfin presque ? – on apprécie le traducteur : on dirait nano 1 dans le défilé des chefs d’État à Paris du 11 janvier 2015) – plus loin, ou plus tard, légendée « la justice libanaise interdit à CG de quitter le territoire »

(ici l’intérieure – là en une) (il semble qu’il n’ait pas teint ses cheveux)

il a l’air assez préoccupé – c’est qu’il a réglé ses comptes probablement – durant sa conférence (cent vingt journalistes triés sur un volet qu’on ignore)

(je la pose en assez grand mais cependant, mêmes’il émerge au dessus des assis, il apparaît petit, éloigné, sur quelque garde peut-être bien)

puis trois jours plus tard voilà qu’on s’attaque (on : le Japon toujours) à son épouse (prénommée Carole) en une « la justice japonaise émet un mandat d’arrêt contre Carole G. »

Puis intérieure (grand format, places inversées)

(sans légende ni auteur AP sûrement) long article vantant les mérites (très moraux) de ladite épouse.

 

Fin de l’épisode.

Bon week-end.

 

 

 

 

 

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2 Comments

    bon week-end à vous aussi – n’avons rien fait à première vue pour intéresser les journalistes ou les juges de toutes nationalités

  • C’est vrai qu’il faut se le taper encore ici, ce modèle d’honnêteté, ce « capitaine d’industrie » (il n’a pu atteindre le titre inexistant de « commandant »), et sa femme ressemble à une autre célèbre, présente à l’enterrement de « Michou » – on a les obsèques médiatiques qu’on peut – mais tout ça donne finalement l’envie d’acheter, pour changer et effacer ces images, une Peugeot ! 🙂

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