Pendant le weekend

1441 jeudi 21 mai 2020

 

 

on ne va pas reprendre tout de suite – attendre un peu mettre des masques se laver les mains – si ça avait été en hiver, jte parle même pas du bazar –  difficile de se relever de ce genre de trahison, mais ça ne fait rien : c’était déjà presque fini – les tirets, on devrait les rétribuer mais non, esthétique nouvelle? même pas – les livres commandés à l’& arrivent – un entretien par téléphone qui ne fonctionne pas – ça n’a pas d’importance, pas tellement, pas plus que ça,juste un peu – Lidia Jorge, Daniel Filippachi (les lexiques sont à peu près terminés : on va lire,on va voir), Simone de Beauvoir – des images de Venise, des images de Lisbonne

(celle-ci a dix ans) (dix ans – place du Commerce et la rive droite du Tage au fond de l’écran) – en janvier, cette année, on avait été écouter Antonio Zambujo (décontracté, swing et voix magiques) et Misia (plutôt difficile) salle bondée – ça n’existe plus mais ça reviendra – quand, c’est tout le problème – des lectures, des images (un nouvel épisode des frontispices en vue) (alias Petits alphabets illustrés)  encore un larousse co-édité avec la sélection reader’s digest (mes parents en lisaient aussi quelquefois, il semble me souvenir) (drôle d’enseigne, on dirait Esserdé aujourd’hui sans doute – si ça se trouve ça existe encore)

(vue de Mazzorbo) – continuer quand même, il peut être férié, il peut faire beau, c’est jour de marché (on sera dans le Pandémonium One (un navire de croisière assez laid, c’est vrai – mais en trouver un joli, faudra voir…) et tant mieux – qui veut s’y joindre le peut)

à titre exceptionnel, un autre texte écrit pour le croisiériste qui ne semble pas vouloir donner de suite

pour le Pandémonium (Cabine A 501) (2 – vers l’ouest)
il suffit de suivre le fleuve – on descend du ferry, on sort de la gare (Terreiro do Paço – cour du Palais) et on va vers la gauche – au fond aperçoit déjà le pont et son double tablier fait d’acier américain peint en rouge on marche il y a sans doute des palmiers, la place du Commerce son rhinocéros son éléphant sa porte, on suit la rue, on avance, c’est dans les beiges, il peut passer parfois un tramway, rouge pour les touristes jaunes pour les indigènes – ou l’inverse, ou les deux – il peut en passer – on marche sur le trottoir de gauche, on suit la rue qui arrive à la gare des trains de banlieues (Cais de Sodré soit Quai de la soudure), j’ai toujours aimé marcher tu sais, toujours, je me souviens de la rue du Mexique, je n’avais pas cinq ans – toujours – c’était à Tunis – avancer sous le pont, puis Belém la pâtisserie mais je n’aime pas la cannelle, à gauche traverser le jardin, et voir le monument idiot (du béton de l’ordure Salazar, des Découvreurs « ne poussez pas !») et le laisser, mais là, le quai, au fond la cimenterie sur la rive opposée, et là-bas, loin après les Açores, loin au loin, très loin, Rio – le fleuve, les vagues, quelques bateaux, au loin, sur le même quai la tour, il y a du soleil aussi, parfois il pleut des jours d’affilée et des nuits entières, parfois

 

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2 Comments

    Belle photo de ce petit tramway « lisboète » (je crois que c’est comme ça qu’il faut dire ?), j’espère qu’ils existent toujours car je n’ai jamais été à Lisbonne ! 🙂

  • Dominique Hasselmann : (lisboète, c’est ça,comme les Cairotes sont les habitants du Caire) oui ils sont toujours là lles tramways – j’espère que tu pourras y aller bientôt…

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