Pendant le weekend

atelier été 2020_8 décors 1

 

 

Alger les abords de la gare et du port (champ)

Une vieille gare, depuis la colonisation et sa fin, repeinte peut-être – on a posé des pancartes dans le langage indigène (dans les deux langues, dans un premier temps) – c’est en bleu sur fond blanc – des caméras de surveillance, des bancs en bois et des machines pour les billets, des haut-parleurs pour les annonces et des publicités idiotes (lapalissade) où des gens (des femmes en cheveux souvent) sourient à des enfants heureux (les mots bleus, une musique ou alors des appels religieux – des annonces, des intonations, des injonctions – le monde tel qu’il est) (des images en fin de billet)

Contrechamp – Alger la Poste si je ne m’abuse (jamais été)

(ça n’a rien à voir mais ça existe et c’est là) une rue de Portland (Oregon) du côté de la mairie par exemple

– pour donner une idée de l’image de la société humaine – générale – la vie des noirs compte – le monde aujourd’hui, une bataille depuis plus de deux mois – les gens masqués et les policiers qui le sont toujours (une image de la mairie) (« le mur des mamans ») – une rue de Téhéran (hier deux morts) en révolte aussi contre un pouvoir inique et abstrus – aux Philippines, il ne se passe rien : on tue, en silence – de ce côté-ci du fusil, on supprime les Ouïghours – on n’en finira pas de citer et lister les pays et les lieux : comment les transformer en décor ?

le carrefour où se trouve la maison, dans la nuit, la terrasse couverte, les poteaux de bois bleu, le fauteuil d’osier et la petite table – la maison de la voisine, de l’autre côté de la rue, le matin quand on l’a découvert – quand elle a découvert le type dans sa cuisine – une espèce de banlieue calme, plutôt américaine du sud, quelque part peut-être en Colombie ou au Nicaragua – les lampadaires éclairent un peu la rue, quelques voitures garées

il n’y a que des lieux quotidiens, actuels, les voir avant les appréhender dans les années passées; l’extérieur d’une salle de cinéma comme on en voyait sur le boulevard de Belleville (du temps de Schmoll) et qui n’existe plus que sous forme de supermarché, ou d’une salle de concert transformée – s’aider des images qu’on trouve sur gsv (trop actuelles) – mais il ne devrait y avoir personne dans l’image de la maison – je l’ai cherchée longtemps mais non, impossible à trouver – et puis brutalement celle de « Au travers des oliviers » mais non, elle ne va pas non plus – une chanson à chacune des occurrences (pour le point deux, le deuxième décor, Gracias a la vida chantée par Colette Magny)

 

– un salon dans un hôtel de luxe – là où le contrat a été conclu/signé entre les deux parties – restera à jamais inconnu – où poser le truc, Washington DC ? Varsovie ? Oslo ?

– une salle de réunion dans un parking, en sous-sol, sous les Champs-Elysées – le tableau, les chaises, les tables – les néons, les sols brillants, les murs jaunes – l’entrée s’effectue par l’escalier du rond-point : l’adresse a quelque chose de prestigieux

– on arrive par le parking en auto – des limousines de luxe seulement noires– ne pas connaître l’identité de ceux qui sont impliqués

– ou encore une salle de musée (San Francisco comme quand Jimmy voit le chignon de l’autre cinglée – pas si cinglée que ça, mais si quand même) (Madeleine ou Judi, quelle qu’elle soit) (Le Louvre comme Juliette Gréco et Belphégor, les statues antiques, personne sinon) (ou la salle des grands formats) (le souvenir de « Cadavres Exquis » ou un autre avec Lino dans un musée, qui rencontre le secrétaire général – le début du film où Charles Vanel contemple les momies accrochées au mur)

– le bureau du ministre de l’intérieur ou des affaires étrangères d’un pays quelconque, genre démocratie – de ce côté-ci du mur – Foreign Office – les espions sont-ils tous des militaires ? – des tueurs à gage ? Licence to kill –

 

codicille en images : illustrations pour évoquer (aéro)gares et passages

intérieur: aéroport de Tunis Carthage

le même: extérieur

hall de gare quelque part aux US (Portland peut-être, ne sais plus)

(extérieur) quai de la gare, Brazzaville/Kinshasa

(extérieur) Kashgar (capitale ouïghour) quai de gare

(intérieur) quai de gare, Kuala Lumpur (Indonésie)

 

codicille en mots

{compliqué comme littérature, mais plus simple comme illustrations – on a le sentiment de commencer à écrire un scénario – intérieur jour le hall d’un hôtel luxueux – il entre vêtu de beige, chapeau et costume deux pièces lin – il porte un sac au bout du bras…}

des difficultés à choisir où, et comment et qui – l’assurance n’est pas de la partie : on doit choisir une narration mais laquelle ? On regarde derrière soi : le un, voyage (retour) en avion (à la rigueur, on pourrait penser que le type en beige monte à Nice); le deux : la passeggiata dans l’avenue de France ; la trois exposition ; la quatre : réveil matin (exo sans rapport) ; la cinq : lire (exo sans rapport ou alors ?) ; la six : qui incarnera le premier rôle ? (quel/qui est le premier rôle?) (masculin, certes : penser à réaliser le même exercice avec le premier rôle féminin); la sept : arrivée/départ/action – l’actualité la mise en résonance du texte avec ce qu’on vit vraiment, tous les jours, ici et maintenant : est-ce que ça a une influence ? On ne se souvient plus des choses qui se passaient quand on écrivait : hier est déjà passé, demain on en aura changé… importance, influence, injonctions… des images pour se souvenir (pour le décor 2, on parlera des nouvelles apparition dans le tableau (masques, gels, regards plus présents) chose qu’on ne voie nulle part ailleurs) (on lit les contributions – on se souvient bien (en tout cas moi) de l’ampleur prise par ce type de démonstration)

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