Pendant le weekend

Carnet de voyage(s) #119

 

 

ça s’est décidé en deux jours peut-être (allons à Nantes) (en auto) (le cintré cinglé en bleu devait parler et après ?) (qui écoute ?) – on est parti – arrivés là

un hôtel centre à soixante la nuit quand même (adorables hôtes)

sur le port deux grues, l’une jaune l’autre grise

au loin il y aurait l’Atlantique (sûrement)

le lac de Grand-Lieu et Notre-Dame-des Landes (on n’y fut point mais on les aime) (on avait deux jours, peut-être trois, on alla voir l’éléfant du Royal de Luxe (les machines de l’île), l’arbre aux hérons qui sera prêt à n’en pas douter pour deux mille vingt cinq (sans image) – on reviendra t’inquiète – on prit le passage

(dit Jacques Demy – bah les comédies musicales, pourquoi pas) (cette image dont je me souvenais

ainsi que de la Varda) (n’importe Jacquot, Barbara, les départs dans le roman à venir du Vic, tout ça) (encore que je ne sois pas tellement certain de cet épisode mais peu importe) j’avais du cinéma en tête comme à l’accoutumée – on passait non loin du Katorza

(contrechamp) puis place de l’Opéra donc (un sms du Vic m’informe que le cinéma prend le nom d’un certain Ktorza, tunisien qui faisait du cinéma ambulant au début du siècle dernier)

on marche beaucoup, l’ambiance est généreuse, joyeuse, gaie tranquille – une si belle ville (on marche on avance, on rit, on n’entend pas le couvre-feu, on l’emmerde grave, on s’en fout, depuis le début de cette affaire (voilà neuf mois aujourd’hui, la colère, la détresse la honte et la colère à nouveau – rien, circulez mais pas la nuit pour le virus car comme on sait c’est à la nuit qu’il sort) (fuck off) (back in Babylone bientôt certainement) ici car tout continue et les bruits de bottes, les meurtres, les abominables tueries du monde n’y changeront rien, on reste et on tient – et avec joie encore – ici donc le # 367

drôle de tronche – peu importe – et la navette d’un bord à l’autre, d’une rive (ici on est sur la droite, elle ira vers la gauche tout à l’heure (1,70e le voyage) mais on ne l’a pas prise) (on n’avait pas le temps tellement non plus)

au cinéma gratuit du Lieu Unique (une merveille, une gentillesse, un accueil, des vrais humains)

Zona Franca documentaire sur le Chili (formidable) (Georgi Lazarevski (en vert sur l’image), 2016) (on a pensé à Patrizio Guzman pour les blessures endurées par ce pays et ce peuple) départ à la nuit, vers 22 (en revenant, chercher The Singular, hôtel préfabriqué dans des abattoirs; déterminer le cours de l’or acheté ici dix huit mille pesos le gramme) (film formidable je le redis)

calme douceur et tendresse
et joie de vivre
Bon dimanche

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1 Comment

    MERCI
    pour ce billet caresse

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