Pendant le weekend

1682 Mercredi 20 Janvier 2021

 

 

 

vingt zéro un vingt vingt-et-un – le type était là avec son burin son marteau et cassait l’alentour de la baignoire – un autre type arrivait, un mètre quatre vingt dix (sa femme le suivait – elle est coiffeuse dans le quartier paraît-il) – de loin j’ai su que ça n’irait pas (le plafond est assez bas, si tu veux savoir) (ce sont des poutres apparentes donc quelque chose d’assez chaleureux mais ça empiète aussi – pendant ce temps-là,le type tapait avec son marteau sur le burin – il a salué son ami comme à l’armée (ils étaient en civil) et c’est là où j’ai su que ça n’irait pas – assez mal vêtu aussi mais un peu comme moi en réalité – ne pas tenir compte de son apparence a quelque chose de déviant (le travail dit « face public » apprend qu’il ne faut pas choquer) -comme moi quand je ne travaille pas, donc – depuis rien – alors et ce mur ? début en février 2009…

se souvenir des belles choses (hier dans le poste, « la Baule les Pins » Diane Kurys, 1990, hommage (comme on dit) à Jean-Pierre Bacri) puis septembre 2010

(je préfère que les arbres et le lierre poussent et envahissent en vert et cachent un peu cette horreur – les graffitis cachent l’horreur : elle ne sert à rien, elle limite) – juin 2012

a voté – un point de vue du haut de la colline – février 2014

(le sac abandonné) – septembre 2014

quelqu’une passe, c’est le matin (c’était matin en septembre/vous étiez venu m’attendre/ici même, vous en souvenez-vous ?) (adaptation libre) le soleil, les herbes les arbres – juin 2015 : voilà l’été

(un poteau éphémère assez caméléon – des travaux en vue il me semble – avril 2016

je ne veux voir qu’une tête (le type, là-bas, le poteau qui a retrouvé son apparence idiote, tout ça au cordeau – un mur inutile ceignant un jardin qui devrait être public) – puis octobre 2016

surexposé – le soleil du matin pourtant, cette dame en rouge – le poteau les arbres qui roussissent à peine -avril 2017

la fresque a évolué – travaux en cours (TEC) – la dame droite cadre attendant le 96 direction Montpar – il fait doux bras nus – mai 2018

voilà l’été – graffiti municipale et ordonné noir et blanc – habiller les abords, à peine les ombres de quelques branches, les verts tendres du printemps probablement – regard caméra sous lunette de soleil, avant midi sans doute, on reste à l’ombre – avril 2019 (1)

surtout les deux mômes mais le type aussi – quelque chose de florissant, un autre moment  avril 2019 (2)

un autre cadre, un autre contraste – pour finir en juillet 2020

personne à l’arrêt de bus, personne dans la rue – « Ménilmontant, mais oui, madame… »

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2 Comments

    Mur murs (Agnès V., 1980)…

    Biden va décréter aujourd’hui (entre autres) l’arrêt de l’édification du mur séparant les USA du Mexique : les graffeurs doivent accélérer le tempo ! 🙂

  • @Dominique Hasselmann : oui une manière de s’en souvenir;..

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