Pendant le weekend

Sur le bureau #19

Sur le bureau est une série créée à partir d’éléments photographiques rangés dans un dossier ad hoc, nommé « photos améliorées »sous dossier du dossier « photos » (45 éléments)- sous dossier de « Docs P » (24 éléments), lui-même sur le bureau. Le dossier ad hoc contient  aujourd’hui 1 846 éléments -dont 8 sous-dossiers-, on tire au hasard une photo sur cent (il s’agit du pas), on a commencé à 30 (il s’agit de l’origine).

Ce billet est constitué  de 20 éléments (plus un), du 25 novembre 2009 au 2 mars 2013 (au 23 mai 2013), rangés par ordre alphabétique, on a conservé les titres originaux des photos (les intitulés correspondent aux images, comme les images correspondent à ce qu’on a capturé) (Léo Ferré reprochait au monde réel de la finance et des assis de faire mentir les miroirs, la photo fait mentir les mots, c’est comme ça et c’est -aussi- pour ça qu’on l’aime) (entre autres : très bientôt en librairie , le livre de photos de Denis Pasquier intitulé « Sur l’onde juste une ombre », livre d’artiste tiré à trois cents exemplaires, avec un texte écrit pour l’occasion, qu’il soit ici remercié (Denis, pas le texte) (encore que si, le texte aussi)). Les dates sont celles de l’apparition des éléments dans le dossier (et non celles de la prise de vue – l’important, est-ce la prise ou est-ce la vue ?). Il s’agit d’un jeu dont on trouvera la règle en fin d’exposition des clichés, retouchés, mis au format puis regroupés dans un dossier (titré sur le bureau #19) qu’on rangera, une fois le billet publié, dans un des dossiers (titré « textes PDLWE ») partie constitutive des 24 éléments qui composent le dossier « Doc P » (déjà mentionné) qui se trouve sur le bureau.

 

 

2 panthéon nuit 2 mars 2013

arrivée Venise 2 13 septembre 2012

boucherie 8 septembre 2010

centrale 23 mars 2011

ciel 25 novembre 2009

démontage grue 30 novembre 2011

falaises 25 avril 2010

feuilles mortes 2 décembre 2010

grues  13 octobre 2011

jeune fille au métro 16 septembre 2010

Laurent Barre 14 mars 2010

livrer du bois 3 29 novembre 2011

moi 15 septembre 2012

papier h 25 juin 2010

photo 1964 7 avril 2012

porte a. 28 mars 2012

rue de fleurus rdc 10 fevrier 2011

tag denoyez 6 juin 2011

traces 9 janvier 2010

vieil indien 2 janvier 2011

 

On aura reconnu l’émergence :

– trois fois de la mort (celle de la centrale, des feuilles et du vieil indien), et

– d’un monument aux morts (« Entre ici Jean Moulin » disait le fana du pigeon cuisiné avenue Franklin Roosevelt),  » A ses grands hommes, la Patrie reconnaissante » dit son fronton (ce qu’elle fait de ses femmes, eh bien sans doute ne les reconnaît-elle pas…:  faut-il s’adresser à la matrie ?)

– trois fois aussi des travaux- chantiers- grues (l’immeuble au faubourg est présent deux fois, méconnaissable) (l’auditorium Nouvel – ou le nouvel auditorium- en est aux prémisses)

– deux fois des personnages du métro qui peuplent l’horizon subjectif des voyages intra muros (la jeune fille chapeautée lunettée à la boîte boisson taureau rouge; un autoportrait)

– de deux fois des voyages au bord de l’eau (Adriatique et du Nord)

– d’un aptonyme (membre à part entière du Cabinet des Curiosités du Notulographe) (pas de coiffeurs, mais ils figurent à présent dans un dossier spécial créé pour l’occasion contenant plus d’une centaine d’éléments) (quoi que la boucherie que l’on discerne, gauche cadre, dans le troisième cliché est à présent transformée en un salon de haute coiffure)

– deux fois de traces laissées sur leur passage par : un ou plusieurs volatiles; un humain (probablement – il est difficile de déceler le genre dans l’écriture de cette liste, semble-t-il, de commissions)

– d’un dessin publicitaire aussitôt tagué dans une rue du quartier

– d’une fenêtre donnée à l’écrivain en charge (entre autres) de cet apparat urbain (à qui on souhaite un bon anniversaire) (à l’écrivain, pas à l’apparat)

– d’une porte de bois, magnifique (condamnée il y a peu et remplacée par un succédané qui n’apparaît pas ici, mais qu’on trouvera en fin de billet, en sa version définitive, et ici lors des travaux qui ont conduit à son éviction du monde réel)

– d’une vitrine objet d’un chantier en cours ayant vu la disparition de son « BO » retrouvé plus tard, puis recollé sur la vitre en place formant alors un « BOURDON » mot cachant probablement une acception différente de celle entendue en le lisant

– d’un type qui livre du bois coupé flou

– il en manque une, c’est celle du reflet.

Il est tôt, je dois travailler, j’ai des choses à faire, je range un peu mon bureau.

porte a. 23 mai 2013

 

 

 

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