Pendant le weekend

Dix neuf trois cent vingt cinq

 

 

(l’avantage c’est qu’on n’a pas à chercher un titre) (ce n’est pas un avantage, c’est une contrainte – c’est que tous les jours, il y a des choses à faire, aussi, ailleurs) métro entretien L’aiR Nu bar coin passage Brady, je ne pose pas les bonnes questions (celles qui fâchent) (à ce propos : les « questions qui fâchent », comme les « pour le coup », les « pas de soucis », les « la bonne nouvelle c’est que » les « estimez-vous heureux » les « soyez gais » ou « positifs » ou « voyez le bon côté des choses » : fuck off) (désolé d’être trivial)

Croisé ceci (je le poste direct au Notulographe)

en aptonymie et presque en apnée (le froid me serre, mes vieux yeux refusent l’obstacle, mon genou craque et mes coudes se grippent, je me réfugie dans le métro) (je dors mal, je me réveille et cesse de rêver) puis, lire encore, (la gifle à l’idiot de service ex prime-minister ne m’a pas fait rire : le coupable a pris trois mois avec sursis plus cent cinq heures de travail d’intérêt général, et s’est acquitté de son euro de dommages et intérêts envers le baffé), essayer de se mettre à écrire, terminer la recension des commentairexpress (je me rends compte qu’il s’agit plus d’un portrait, mais n’importe) réfléchir encore à cette maison d’arrêt, poser les cinq chapitres, regarder le monde

refaire venir le plombier (il se nomme G.) (cent vingt, merci bien) aucune nouvelle de la kompta ni des bons de commande ou des règlements des factures, vouloir aux orties foutre cette société par actions simplifiée, détester ce monde, ce froid, ces gens qui tapent dans la tôle, se souvenir « qu’ils sont trois mille derrière la porte » et qu’ « il suffit de taper dans le tronc et y’a deux cents chômeurs qui tombent », l’année dernière contre la loi travail (ni loi, ni travail, putain!) aujourd’hui les primaires piéjacons, on y croit ? on n’y croit plus ? faire une soupe, lire encore un peu, taper le carton aller dormir, rire un peu, réveil en plein milieu, retourner se rhabiller, aller au cinéma plutôt, oui…

ps : il paraît que le pic conso-élek c’est pour neuf heures, ce matin du 325 : sera-ce le froid qui infligera à ce monde sa grande panne ? On est peu de choses…

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2 Comments

    « Chaudières Frisquet » : photo déjà parue sur mon blog (ou un précédent ?), mais pas le temps de rechercher…

    Le même jour on nous annonçait que c’était l’année la plus en pointe du « réchauffement climatique » !
    Mais pas de panique : Ségolène Royal a déclaré hier qu’il n’y aurait aucune coupure de courant, donc ça gaze.

  • pour le froid (les yeux, les os) pour les pas de nouvelles même si ce ne sont pas même attente, j’ai l’impression de lire les mots à mettre sur ce qui est mon présent

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