Pendant le weekend

19-20 février 1085-6

Tous les 3° lundis du mois a lieu une restitution/constitution de la maquette urbaine interactive sur le campus de Champs-sur-Marne. L’aiR Nu y est en résidence. Ici le compte rendu de ma première venue sur ce campus.

Cette résidence de création réalisée pour partie par Anne Savelli et Joachim Séné, donnera lieu (entre autres) à l’écritures à deux voix d’un texte (probablement) centrés sur les cabanes construites ici (il y en 19 – ou alors 20 – ou bien 26 on ne sait pas exactement…) dont certaine(s) par le plasticien Tadashi Kawamata

Avant-hier, c’était un tour sur le campus de Champs sur Marne – des images et des mots un billet et un atelier d’écriture – le texte ici reproduit – il sera sans doute sur l’AiR Nu un de ces jours en ses villes passagères. Deux autres billets patienteront (sur les films français en maison[s]témoin, un autre sur ou le même sur « Deux fils » (Félix Moati, 2019) réussite en tous points). Avançons cependant : voici où les choses, ce matin-là, commencèrent

quelques dames font leur gymnastique (minuscule petit appareil qui diffuse leur musique posé sur le sol – rouge, l’appareil)

puis le métro on arrive ici

puis là

et continuant

avançons, continuons, voyageons

ici ou là, il fait beau

on arrive : ici Champs-sur-Marne

on cherchera un moment (le texte est référencé sur ce parcours) et on parvient au Piano-Bar : ici, de dos Virginie Tahar, puis Anne Savelli et Joachim Séné

le recours à l’écriture et à la littérature pour faire vivre (en partie) la maquette urbaine interactive – une trentaine de participant.e.s (assez semblablement représentés) et des textes lus par tous. Des clichés : ici la jeune femme je crois de la mairie qui a présenté le Piano-Bar et ses actions

(derrière elle la maquette – Virginie Tahar, Anne et Joachim à sa droite) puis Olivier Bonin, le maître d’oeuvre de la maquette


qui a présenté le travail

mené sur le campus (de dimensions sociale, urbanistique, créant des liens, des mémoires et des présentations – sons, images, entretiens etc…)

(des précisions ici), puis débuta l’atelier d’écriture (qui abondera aussi ce qu’on trouve dans- ou sur – la maquette) où Anne lut le début de son travail de résidence, ainsi que Joachim ensuite

on écrit ensuite chacun sa « minute » (on retrouvera ces textes sur les pages des Villes passagères de l’AiR Nu (ma minute, en fin d’article), puis lectures des participants (nombreux textes inspirés des bruits et autres supports que la maquette recèle), c’est déjà fini… Une heure et demie qui passe comme douze minutes, on éteint la maquette

les étudiants écrivants se séparent, s’en vont – on rentrera à Paris, après un café sous la vague, sous le ciel sous les nuages

il fait beau, sur le chemin du retour deux jeunes femmes


répètent une danse

devant une vitrine qui fait miroir

on passe, on s’en va – à bientôt, Champs, peut-être….

rer et back in Paris

texte écrit (et lu) pour l’atelier

Le train est arrivé vers midi quinze, prendre la sortie en tête, repérée sur le plan avant de venir, et se retrouver, sur la gauche, à l’arrivée des autobus. On cherche un café, un bar, un sandwich, on trouve une banque plus une pharmacie. On s’avance, il fait beau et c’est heureux. Au ciel passent les aéronefs, ils vont vers l’est, au fond de l’image les immeubles sont neufs ou en ont l’air.Sur la droite, un pont passe au dessus du chemin de fer, c’est le réseau express, la gare c’est Champ, il suffit de passer le pont, sur la gauche s’ouvre le boulevard Newton, face à soi une boulangerie où on fait la queue, une brasserie pizzeria où on servira jusque quinze heures. A droite sur le boulevard, un trus assez immense (on apprend qu’il s’agit de la fameuse vague (1)) . On prend à droite, au 10, il n’y a rien qu’une porte bleue, fermée, close, immobile. Deux types stagnent devant le tabac-courses par courses. Une femme passe, se retourne, s’en va : c’est Dita…

– Des bars ? Ils sont là, sur l’avenue là… Le type a vingt ans, barbu vêtu de noir

– Non mais justement ce n’est pas un bar…

Il consulte son téléphone : ah oui, c’est juste là, à soixante dix mètres par là sur la droite…

On avance, un bâtiment, des cabanes sont disposées derrière un immeuble dans les jaunes et les marrons, on demande, Ah non je ne connais pas non… Mais vous êtes enseignant, vous ? Non informaticien…. Vous ne pouvez pas entrer par là, il faut aller par là-bas

Il porte des lunettes, est vêtu de gris. Il monte vers le sud : par ici, c’est fermé, on n’entre pas…

Là-bas, une barrière coupe la rue, l’entrée s’effectue par une porte vitrée, l’informaticien est revenu.

C’est plutôt là-bas… Il me montre là-bas, de l’autre côté de l’avenue, un hexagone rouge au dessus de portes bleues et intitulé PIANO-BAR. Debout, devant, téléphonant, Joachim.

Il est midi quarante cinq.

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2 Comments

    Tu t’es donc attelé à un autre atelier ? Bon courage ! 🙂

  • @Dominique Hasselmann : juste une fois ce coup-ci… Par ailleurs, petite trêve dans la parution… A bientôt

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