Pendant le weekend

MD&C 1

 

 

La recherche entreprise par Yannick Vallet basée sur trois films de Jean-Pierre Melville (lien d’illustration) a quelque chose à voir avec le cinéma, la réalité et le reste du monde et c’est ce dont, ici, je m’empare (je pose ici un remerciement à l’auteur YV pour le travail qu’il a entrepris, qui est à saluer et à promouvoir : c’est dans le concert et le but d’aider et de faire que ce travail soit pris en considération que je me colle à celui d’ici) (et aussi parce que ça m’amuse évidemment).

Il y a quelque chose à faire avec ça : les films sont tournés quelque part (le studio, les lieux réels, ceux qu’on imagine (par exemple dans « 2001 l’Odyssée de l’espace » (Stanley Kubrick, 1968) où va-t-on ? Qu’en est-il de ce monolithe, de cette chambre, de ce vieillard et de ce nouveau né ?) .

L’univers envisagé comme on peut le lire sur le blog de l’acteur est plutôt balisé dans le réel et les lieux qui ont été choisis par lui pour illustrer son propos sont réels même si, dans les films, ils ne le sont que par procuration ou contumace : ils existent sans doute mais sont-ce bien eux qu’on voit dans le film ? On les reconnaît certes, mais la réalité est-elle vraiment présente ? : il en est de même ici, au fond il s’agit d’une espèce d’illustration automatique de ce qui a déjà été explicité.

Le rapport qu’entretient la fiction et la réalité peut se lire (du moins est-ce ma lecture) avec des outils appropriés : les images prises par le robot, lui même conduit par une machine qui obéit à l’homme – l’être humain – me sont souvent importantes(comme à l’ami Olivier Hodasava, que je salue ici aussi) : ce n’est pas que la focale ou l’éclairage soient d’un esthétisme forcené. Je leur fais de plus subir une dizaine ou une quinzaine d’approximation avant de les publier, quoi qu’il puisse en être. Donc, le projet qui début en octobre pour YV (ici on peut, si on veut, aider à sa réalisation par quelque don) a déjà débuté. Le compteur en est à 12 lieux (la liste est en fin de billet).

J’ai vaguement décidé (mais je ne suis pas complètement certain de tenir cette distance mais peu importe je chemine) d’entreprendre une reconstruction de ces lieux avec GSW (je ne suis pas certain non plus que ça donne quelque chose, mais n’importe : en tout cas, des trois films, je n’aime guère « Un flic« , pour les autres, ça va bien – quoi que Alain Delon…) (mais n’importe encore).

L’ordre est sans doute important, je le tiens, je commence par Lieu #1 et je tente d’aller jusqu’à #12 dans une espèce de feuilleton de ma rubrique « L’Employé aux écritures » (ce serait plutôt « L’Employé aux images » mais je préfère l’autre intitulé). J’entreprends, et advienne que pourra – je pense qu’à l’arrivée du périple (vers le 15 octobre 17 semble-t-il), j’en serai au #12, et comme il est bon d’intituler ces affaires, on va prendre MD&C (Melville Delon et compagnie) comme emblème. J’ai en horreur, j’agonis même cette manière de faire de l’informatique qu’elle nomme incrémentation qui place au premier plan, en avant, d’abord, les articles ou les billets ou les actualités ou les événements qui nous sont les plus proches dans le temps. Je déteste cette façon de procéder, mais je suis bien obligé de m’y plier, cependant, si bien que j’ajouterai chacune de mes interventions à la suite du présent billet (ainsi que je procède pour les ateliers d’écriture). Je préfère les livres, c’est la raison, ce qui fait qu’on peut suivre l’entièreté du feuilleton ici ou dans le déroulé des divers épisodes (probablement une dizaines) intitulés donc dans une sous-partie MD&C 1, 2…

 

Lieu  1 : métro place des Fêtes et son « édicule ».

En fait il y en a deux, des sorties via « édicule », à ce métro. Ici la première (intitulée par la régie de maçon « Place des Fêtes » – dans mon souvenir, ce n’est pas celle du film)

On voit ici l’autre (le vendeur de journaux, le jeune femme asiatique au sac plastique vert

les voilà brouillés, les pylônes sont ceux dévolus au marché) et ici la deuxième, celle empruntée par Jef Costello (alias le Samouraï aka Alain Delon)

intitulée « vers la rue de Crimée » par celle wtf régie : cette entrée est parfois sujette à travaux (tout comme l’autre d’ailleurs)

et disparaît aussi, les mardis et les dimanches derrière les étals des divers marchands forains qui s’y installent (pour ma part, ce marché, je ne l’aime point)

 (OSEF quoi qu’il en soit)

La suite au prochain numéro.

Liste des lieux choisis :

1. station de métro Place des fêtes

2. Garage (voir 6)

3. le relais route de La Rochepot en Côte d’Or

4. le commissariat de police du 16

5. la gare de Massena côté voies/ passage Régnault

6. 116 bis rue Saint Antoine à Montreuil sous bois (garage)

7. l’avenue des Champs Elysées angle Tilsitt/Carnot

8.1 le monument à Nicéphore à Saint-Loup de Vraennes

8.2 19 avenue Paul Doumer 16

9. 1 Impasse des Rigaumes 19

10 bouche du métro Télépgraphe (19 ou 20?)

11. 1 rue Lord Byron 8 (sortie des Champs Elysées au 116bis)

12. 1 rue Lepic 18

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3 Comments

    vais suivre les deux projets… depuis mon coin

  • En fait, ce sont comme des clichés faits par un « photographe de plateau » mais sans les vedettes – donc plutôt des « repérages »… après coup ! – et dont l’obturateur brouillerait certains visages ayant réclamé – après coup derechef ! – leur droit à l’image…

    J’aimerais revoir tout de suite l’oiseau en cage du « Samouraï » et son chant solitaire.

  • @brigetoun : merci !!!
    @Dominique Hasselmann : il y a comme ça des séquences assez inoubliables – c’est pour ça qu’on l’aime, le cinéma…

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