Pendant le weekend

Trois quatre cinq trois cent quatre cinq six

 

 

(il me semble qu’un débordement s’est emparé de mon temps, je ne le maîtrise pas, c’est le boulot, les fêtes, les histoires – une de mes filles s’est fait cambrioler, elle était dans la maison, on lui a tiré son ordinateur, ces wtf de voleurs font vraiment braire) (la merveille bayeur s’est réveillée, l’appartement est refait à neuf, vide, sol gris, murs blancs, placards installés comme baignoire/évier/wc) (je signe ou je ne signe pas ? demain me le dira) je suis allé voir TNPPI qui n’a pas ouvert les yeux, je lui ai donné ces roses-là

pas un mot (comme elle ne les a pas vues, je vous les offre) une caresse sur ses cheveux si blancs qu’ils en deviennent passés, un baiser de bonne année, ça ne sert pas à grand chose, une autre caresse sur sa tempe, je m’en vais, hier dans la rue deux jeunes types m’abordent (ostentatoirement juifs orthodoxes chapeaux costumes noirs cravates du même tonneau, quinze ans à tout péter, enfin tout le kit) (quelle misère) et me font « bonjour monsieur, est-ce que par hasard vous seriez juif ? » je suis passé sans dire un mot – c’est l’ambiance qui veut ça, on arbore son prosélytisme, on est décomplexé tu comprends – le lendemain (c’est aujourd’hui, oui, il faut suivre)

(grue de la rue Fessart, en bas de l’image droite cadre, rez-de-chaussée, le salon de coiffure « chez Mouss » chez qui je suis allé, il m’a fait le coup du « client important », je m’en tamponne, la coupe à 10 euros) (couper les poils d’oreille et de nez, tu le crois ? eh ben si…!) (enfin c’était hier, oui) j’étais au bar devant un café et il y avait là – c’était vers 13- un type qui buvait un kir, il s’en va je ne sais où, arrivent trois types style prolos bâtiment gilets fluos dans les verts type municipalité barbalacon bonnets (enfin un certain kit aussi tu me diras), ils commandent trois cafés, le type revient ils ont pris sa place, il leur demande « vous pouvez me passer mon verre ? » les types le regardent, méfiants sans doute « y’a de l’alcool dedans non ?  » fait l’un, le type « ben évidemment c’est un kir quoi… » alors l’autre type « ah non je ne touche pas à ça » il se pousse le type prend son ballon : comme on voit la connerie ne connaît pas de limite, tant pis j’ai fait faire le contrôle technique de la caisse (à 75 euros, foutre) j’ai fait mon boulot, j’ai pesté contre l’humanité, j’ai lu quelque part, je ne sais plus quel type disait « plus je vieillis et plus je gagne en intolérance » eh bien, oui, c’est mon cas, je suis allé garé la voiture et en passant

je crois qu’elle se nomme Saint Joseph cette église-là, trois cierges, l’un pour ton père, l’autre pour ma mère, et le troisième pour ma tante, quelle vie jte jure (je suis comme Marc Bloch, je ne suis juif que pour les antisémites) (je la double, je fonce, j’en ai ma claque, mais n’importe, je fonce)

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3 Comments

    la connerie n’a jamais connu de limites, mais il est des temps où elle s’affichait moins
    belles les roses, et les caresses ne sont jamais inutiles

  • Les « brêves de comptoir » sont peut-être devenues plus longues…

    Mais avec la primaire « de gauche » qui s’annonce, ça ne va pas diminuer !

  • @brigetoun : vous avez raison, jamais inutiles
    @Dominique Hasselmann : ah la primaire…

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