Pendant le weekend

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après un café offert par le Chasse-Clou au Carillon (grâce lui soit rendue) je suis rentré faire ma saisie – le bidule remarche mais il me faut au bas mot 10 minutes par questionnaire – les avions passaient au ciel – j’ai passé lamoitié – il ne m’en reste qu’une quarantaine –

mon travail – ça se termine et je flippe grâââve – n’attend guère, enfin si pourtant – je laisse aller gagner le temps pour en avoir encore sans doute – j’avance doucement je m’allonge pour laisser ma côte se reposer, je ne parviens pas à dormir – je n’écris pas, je laisse passer un jour de journal pour ne pas me prendre pour un journaliste – je décide mais me blesse, je bosse, je sors – je croise ces gens (la reconnaissance faciale me fait honte)

si leur boulot n’était abject, ils se retrouveraient dans la rubrique « petits métiers » – ils iront quand même – cette parade sur le réseau social que je fréquente (probablement trop mais on ne peut pas ne pas vivre avec son temps, c’est bien notre malheur – images fixes ou animées, elles sont là et je me souviens de mes vingt ans, tentant le concours de Vaugirard allongé dans la chambre 35 de l’hôtel que ma tante me prêtait ne parvenant pas à dormir, m’encourageant à réussir cet oral auquel j’allais échouer le lendemain – ou le jour même – le cinéma,la télévision, le son ce serait non – et ce répit ressenti alors…)

(« futuriste » ose le titre – quelle plaie…) (tu vois ce qu’il te reste à faire?) (il faut penser à se procurer La société d’exposition – ça viendra -au seuil, Bernard Harcourt) les questions qu’on se pose (les courses, le ménage, la saisie, le reste du monde) – la voiture à réparer, le mariage d’un neveu (je n’en ai qu’un ça tombe bien, c’est lui), les blessures à nouveau à chacun des éternuements – laisse va, et va dormir – mais non – une dernière, pour la route, abstraite et lumineuse

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1 Comment

    Tant que la « reconnaissance faciale » existe encore entre deux humains, pas besoin de scotch sur le visage (en plus, c’est gênant pour boire un café !).

    Mais gageons qu’on trouvera la parade comme les cagoules permettent à certains flics (qui ne portent même plus leurs numéros matricules) de taper, croche-patter, frapper, assommer, mutiler à vie voire tuer… sans crainte ni de leur ministre ni de la Justice qui porte d’ailleurs un bandeau sur les yeux.

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