Pendant le weekend

1654 Samedi 19/12/20

 

 

 

passant sur le boulevard, une longue file d’attente devant la boutique d’un maroquinier de luxe – il faut dire qu’il fait des foulards – cinquante ou soixante personnes, assez asiatiques – Paris quand tu es debout – dans la vitrine suivante, une veste en laine de type liseuse – deux mille cinq cents euros – c’est Noël les gens marchent – je cherche un livre en librairie d’occasion – puis le trente huit qui passe sur le pont au Change

il m’en reste pourtant à lire (mais il ne faut pas en manquer) (la commande toujours en cours : je crois qu’il m’a oublié, je vais le recontacter – mon ami chartrain ou treux : »on est blindés ») – il faut s’y mettre, lire et noter et noter et lire – des projets, voilà – celui là « j’ai oublié » : on verra (Bulle Ogier, recensement des noms propres) –

tant que je vois cette librairie sur le boulevard (une trentaine sur ce trajet a disparu – coin des quais Orsay et Anatole France jusque au croisement des boulevards) je me dis que tout n’est pas perdu (et pourtant si – que des habits, des vêtements des fioritures, presque uniquement – bars et restaurants et cinémas fermés – la trouille qui s’empare du monde ? allons donc : le lanternois va bien dit-il, d’ailleurs il louche (attaque ad hominem, c’est moche) : sa communication à pleurer ou à vomir)

il faudrait tous les jours prendre la même image (pour le point ça ne va pas être possible, dézo) (j’ai adopté ce gimmick pour demander pardon) (je me souviens d’Eve Kendall (Eva Marie Saint) et de Roger Thornhill (deux h, deux l) (Cary Grant) (tous les deux parfaitement sublimes) dans le wagon-restaurant du train qui va du nord par le nord ouest, elle qui lui dit « ce O, entre votre nom et votre prénom, ça veut dire quoi ? ») – ou chaque fois qu’on passe ici ou là – au désordre (ou chez Nathalie H. – c’est la fille à Willy) on peut voir un lit tous les jours défait – ou pas tous les jours – des images) – les autres chacun faisant ce qu’il peut – sans doute ai-je perdu le rêve d’y parvenir – j’ai pris le métro

vers le 21 ou le 22, c’est quoi, solstice* ou bien ? (demain mes soeurs tapent soixante dix)

beaucoup aimé entendre Sarah Moon dans le poste (elle est de 41) (photographe magnifique) (il en faut et il y en a) (ça réconcilie avec le monde, tu vois ce genre de personne – un peu comme son  mari, Robert Delpire – ou encore Jean-Paul Rappeneau) – dans l’étrange lucarne « Comme elle respire » (Pierre Salvadori, 1998) (et pourtant j’aime les acteurs et les actrices, mais là non – le scénario n’est pas si mal pourtant, tu vois : peut-être le médiocre des apparences ? on y croise Michèle Moretti laquelle est copine avec la Bulle -elle joue le rôle de la mère de Jeanne, l’héroïne (incarnée par Marie Trintignant)

 

*pour se souvenir du genre de définition qui nous importe au plus haut degré, ce genre de truc abscons et interminable qui veut tout prendre en compte sans jamais expliquer rien : événement astronomique qui se produit lorsque la position apparente du Soleil vu de la Terre atteint son extrême méridional ou septentrional en fonction du plan de l’équateur céleste ou terrestre

wtf ?

en vrai le moment où le jour (ou la nuit) est le plus long (ou la plus longue)

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2 Comments

    Cette librairie polonaise est bien là comme un fanal de liberté : paradoxalement, on ne voudrait pas la voir avorter.

    Communication de Macron « covidé » (comme disait « Libé » hier) : je suis étonné que ses « communicants » ne lui aient pas soufflé de faire envoyer directement sur tous les smartphones français sa vidéo quotidienne – comme il a été fait pour la pub gouvernementale sur le le Covid-19 et l’appli miraculeuse dite TAC en abrégé.

    Les quatre opérateurs de télécoms n’auraient pu refuser de diffuser ce bulletin médical présidentiel : encore une occasion de perdue pour nous informer au plus près de la santé du Chef qui aurait commis « un moment de négligence »…

    On frémit rétrospectivement : et s’il avait appuyé sur le bouton du lancement de la guerre nucléaire, sans le faire exprès ? 🙂

  • je vais adopter le gimmick !

    pour les livres s(et sans doute pour les théâtres quand rouvriront, navrée pour eux.. peux plus trop – vais pouvoir relire comme en ai souvent envie et me souvenir

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