Pendant le weekend

Oublier Paris #65 bis (11 juillet 863)

 

Continuant l’exploration et la recension de ses variétés parisiennes, l’Employée aux écritures est passée devant la presque finitude de l’immeuble qui occupe en face de la faculté de Jussieu (dite Pierre et Marie Curie six – il y a aussi là la Paris 7 dite Paris Diderot) la place d’un garage Mercédès qui a servi de fond et de décor à nos études respectives, à elle (Martine Sonnet : 7) et moi (par robot interposé et 6). Cette proximité spatiale et mémorielle (comme on dit maintenant) nous impose de nous préoccuper de ce qui se fait dans les alentours (un peu, parfois, de temps à autre) : l’immeuble neuf (où le mètre-carré se négocie aux alentours d’un nombre à 5 chiffres, dont le premier – qu’on se rassure – reste encore un 1) ne dispose plus de possibilités d’acquisition – tout est parti, c’est beau c’est grand c’est généreux.

Ceci dit, les travaux ont duré un certain temps, un an et demi je suppose, quelque chose comme ça (on trouvera ici les diverses phases recensées par l’Employée aux écritures, et dans le #65 de la série Oublier Paris ce qu’on avait alors trouvé).

De haut (image satellitaire augmentée d’artefacts algoritmiqués mais néanmoins merdiques)

où on voit la figuration des deux grues, les soubassements déjà bétonnés, un peu de ce bazar que représente un chantier. Au niveau du bitume et de la rue des Fossés-Saint-Bernard

les immeubles du fond de l’image bordent la rue du Cardinal-Lemoine en son côté pair (on discerne l’enseigne de la boite de nuit)

ici le mur recouvert de plastique presque opaque, qui dissimule la petite bibliothèque dont on parlait alors (ces clichés datent, dit le site, du mois d’août 2017)

ici la point sur la rue des Ecoles (tour de Jussieu dans un état second), et là on voit qu’on travaille (vue prise de la rue du Cardinal-Lemoine) (en bas, droite cadre)

Nul doute que les images de l’immeuble terminé, habité, animé paraîtront dans quelques mois.

Ceci donc pour permettre de suivre la constitution dans une espèce de continuité de la construction de cet immeuble (assez hors de nos moyens, certes).

On passait aussi dans la rue, on s’asseyait au café (un kir 4.20) passait cet autobus (boulevard des Batignolles) (transport de troupe 1)

et ce petit camion (2)

(comme on voit, les différents individus ont recours aux mêmes colifichets) (summer in Paris)

fuite d’eau dans l’immeuble : elle dure depuis deux mois, les autorités ne font (pratiquement) rien, alors ça s’amplifie, ça s’amplifie et ça déborde (nuit à écoper… bonjour la chiotte) (avec mes excuses, je suis fatigué, et en retard et je dois aller travailler – enfin tout s’y prête – mais les petits ont gagné le droit de rencontrer les onze vaillants sujets de STGME2 (ceci est un pronostic) dès dimanche) (fuck off football – c’est pas beau de dire ça maintenant – et dimanche soir, ce sera encore plus laid (je ne prends aucun risque)) (j’assume : FO) (je me souviens de Sergueï Skripal)

 

11. Mon livre avec PP, 11 juillet 2008, 22:04

au coin Raspail Rennes, au 4° étage, une bibliothèque qui tourne autour d’une cour dix huitième ; la conservatrice charmante cheveux très courts poivre et sel-plus poivre- lunettes rouges « oh comme c’est beau :  » puis « vous vous souvenez, Valentina Cortese, dans la Nuit Américaine qui se trompe de porte trois fois ? » Moi : « Ah non, pas du tout, mais Jacqueline Bisset… »… Des adresses, des galeries, des rires… Parfois le monde est beau

 

 

 

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4 Comments

    J’aime bien le grand vide vu du ciel : merci !

  • @L’employée aux écritures : les temps changent, hein… :°))

  • et moi je compatis à « nuit à écoper » rien de plus démoralisant

  • Si je comprends bien, pour cette histoire de « fuites », tu joues le lanceur d’alerte.
    J’espère qu’ILS te lisent !…

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